Jardins ethnobotaniques de Rousson : caméras et clôtures pour protéger le site
Rousson : caméras et clôtures aux Jardins ethnobotaniques

L'association Arc'Avene, qui gère les Jardins ethnobotaniques de Rousson (Gard), a décidé de renforcer la protection du site. Des caméras de surveillance et de nouvelles clôtures seront installées autour des espaces les plus vulnérables. Cette décision, prise à contrecœur par les bénévoles, vise à mettre fin aux dégradations qui se multiplient, notamment dans le verger mémoire où sont conservées d'anciennes variétés de vignes.

Des dégradations en hausse, dues aux sangliers et aux visiteurs

Depuis quelque temps, les dégradations se multiplient sur le site. Les sangliers causent d'importants dégâts, en particulier dans le verger mémoire, où sont conservées d'anciennes variétés de vignes. Mais les animaux ne sont pas les seuls en cause : certains visiteurs, peu scrupuleux, n'hésitent pas à voler des raisins ou à prélever des plantes, déplorent les bénévoles.

Une clôture électrique avait déjà été installée autour du verger mémoire, mais elle ne suffit plus. Les jardins étant librement accessibles toute l'année et ne bénéficiant d'aucune surveillance permanente, l'association doit désormais aller plus loin, expliquent les responsables.

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Un conservatoire à ciel ouvert entretenu par des bénévoles

L'entretien des Jardins ethnobotaniques repose essentiellement sur le travail des bénévoles. Ils se relaient tout au long de l'année pour sarcler, désherber, tailler, arroser et prendre soin des différentes collections. Chaque dégradation représente ainsi des heures de travail perdues, soulignent-ils.

Plus qu'un jardin, le site constitue un véritable conservatoire à ciel ouvert de la végétation des garrigues et des basses Cévennes, mais aussi de l'histoire des usages des plantes par les hommes au fil du temps. Des animations sont également proposées toute l'année pour faire découvrir ce patrimoine au public.

Une décision nécessaire pour préserver le patrimoine végétal

Pour pouvoir poursuivre cette mission, l'association a donc décidé d'installer des caméras de surveillance et de nouvelles clôtures autour des espaces les plus vulnérables. Une décision prise à contrecœur par des bénévoles qui auraient préféré conserver un lieu totalement ouvert, mais devenue nécessaire pour protéger leur travail et permettre aux Jardins ethnobotaniques de continuer à vivre et à être transmis aux visiteurs.

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