Plus de cinquante personnes se sont réunies ce jeudi 13 août à la stèle de la Vernière pour rendre hommage à Raymond Gantou, jeune résistant communiste de 20 ans, arrêté le dimanche 13 août 1944 par des soldats allemands, puis torturé et fusillé. Agent de liaison du petit maquis Caillou, il était membre des Francs-tireurs partisans.
Un hommage vibrant à la mémoire du résistant
Christian Boucharin, conseiller municipal délégué aux cérémonies, a déclaré : « Il y a 82 ans, ici même, la violence et la barbarie ont frappé un homme qui avait choisi de ne pas se résigner. Il avait choisi la Résistance. Il avait choisi la liberté. »
L'historien Henri Moizet insiste sur l'importance du devoir de mémoire
Pour l'historien Henri Moizet, « ce 13 août ne saurait se réduire à un simple rituel annuel et s’inscrire dans une routine artificielle et sentimentale. Nous rejetons toute tentation de transformer ce crime de guerre en incident mineur de notre histoire. Nous préférons ériger Raymond en héros et donc nous n’acceptons pas d’effacer les années noires, en gestation dès 1930, et leurs enseignements. Notre mémoire ne saurait être oublieuse de ce qui les construit : montée des fascismes, affaissement de l’idéal démocratique, idéologies racistes, légitimation de la force sur le droit, asservissement des peuples vaincus et pillés. »
Prochaine cérémonie à Saint-Affrique
Une autre cérémonie est prévue ce lundi 17 août à 9 h au stade municipal, à la mémoire d’Edmond Devillers, ancien joueur du SSA, de Maurice Ethève, d’Albert Thévenon et de Marcel Delaire. Membres de la résistance saint-affricaine, ils ont été « massacrés à la mitrailleuse » le 17 août 1944, avec vingt-six autres Français, à Saint-Radegonde, à côté de Rodez, par un détachement SS de la Luftwaffe.



