Aurélie Godet, 23 ans, licenciée à Lattes, a remporté la médaille de bronze en Open féminin des championnats du monde IWWF de wakeboard câble, disputés à Pékin le samedi 15 août 2026. Elle a délogé l'Italienne Claudia Pagnini lors du dernier run de la finale, pour s'offrir la troisième place du podium, derrière l'Allemande Julia Rick, championne du monde avec une quinzaine de titres mondiaux, et l'Autrichienne Mariella Flemme.
Un retour réussi après une pause consacrée aux études
Pour la Lattoise, cette médaille marque un retour réussi au plus haut niveau international. Après les Championnats du monde 2022, où elle avait déjà obtenu le bronze, Aurélie avait fait le choix de mettre entre parenthèses la compétition internationale pour se consacrer pleinement à ses études de kinésithérapie à Montpellier. Cette année, grâce à un aménagement de son cursus, elle a pu retrouver un volume d'entraînement plus important. Pendant la période hivernale, elle s'est notamment entraînée en Thaïlande, où les conditions permettent de pratiquer intensivement, alors que la saison française est très réduite à cette période.
Un parcours marqué par l'absence de home spot
La performance est d'autant plus notable qu'Aurélie, née à Montpellier et ayant grandi à Lattes, ne dispose toujours pas de véritable « home spot » dans la région montpelliéraine, c'est-à-dire d'un téléski nautique de proximité pour son entraînement quotidien. Depuis près de dix ans, elle suit avec attention le projet de Baillargues, qui pourrait enfin lui offrir un site d'entraînement local adapté à sa discipline. Jusqu'à présent, sa progression sportive s'est construite au prix de nombreux déplacements et de périodes d'entraînement loin de Montpellier.
Un palmarès déjà riche et une double exigence
Cette nouvelle médaille mondiale s'inscrit dans un parcours déjà riche : vice-championne du monde Open en 2016, championne d'Europe Open en 2021, médaillée de bronze aux Mondiaux 2022, Aurélie confirme en 2026 sa capacité à revenir au plus haut niveau après plusieurs saisons moins tournées vers l'international. À la rentrée, elle entrera en dernière année à l'IFMK de Montpellier. Son parcours illustre une double exigence : mener à bien une formation supérieure exigeante tout en restant capable de se hisser parmi les meilleures mondiales de sa discipline. Cette médaille de bronze obtenue à Pékin récompense donc autant la performance sportive que le travail de reconstruction mené cette année pour retrouver le très haut niveau.



