En 1968, le groupe Cream, formé par Eric Clapton, Jack Bruce et Ginger Baker, atteint son apogée créative avec la sortie de 'Wheels of Fire'. Ce double album, l'un des premiers du genre, mêle studio et live, blues et psychédélisme, et reste une référence incontournable du rock.
Un double album audacieux
'Wheels of Fire' se distingue par sa structure ambitieuse : un disque studio et un disque live. Le premier propose des compositions originales comme 'White Room' et 'Sitting on Top of the World', tandis que le second capture l'énergie brute des concerts, avec des improvisations épiques comme 'Spoonful' et 'Crossroads'.
Les forces de l'album
Le génie de Cream réside dans leur capacité à fusionner le blues traditionnel avec des expérimentations psychédéliques. Clapton brille par son jeu de guitare virtuose, Bruce par sa basse mélodique et son chant puissant, et Baker par une batterie explosive. 'White Room' est un chef-d'œuvre d'atmosphère, tandis que 'Politician' offre un commentaire social acerbe.
Les faiblesses
Malgré ses qualités, l'album souffre de longueurs, notamment sur le live où certaines improvisations s'étirent excessivement. La production, bien que novatrice, paraît parfois datée. Certains critiques estiment que le groupe, en proie à des tensions internes, n'a pas pleinement exploité son potentiel.
Un héritage indéniable
'Wheels of Fire' a influencé des générations de musiciens, du hard rock au metal. Il reste un témoignage de la virtuosité et de la créativité de Cream, malgré ses imperfections. Un album essentiel pour les amateurs de rock classique.



