Samedi soir, Céline Dion a fait son retour sur scène à la Plenitude Arena de Nanterre, près de Paris, devant 30 000 spectateurs. La chanteuse québécoise, âgée de 58 ans, y a donné le premier de ses 16 concerts prévus en 2026, interprétant 27 titres après six ans d'absence et des années de combat contre la maladie.
Une renaissance marquée par l'émotion
Le concert, d'une durée de près de deux heures trente, s'est ouvert sur la chanson « On ne change pas » et s'est conclu sur un « Je vous aime » de la star à ses fans. Les larmes aux yeux, la diva a dû s'arrêter momentanément de chanter pendant le premier titre. « C'est bien sûr des larmes de joie, je suis tellement ravie de vous voir », a-t-elle dit aux spectateurs.
« Il y a une chose que je peux vous dire en trois mots : je vais bien. J'ai appris à vivre avec cette fragilité, à force de la côtoyer, je l'ai apprivoisée et j'ai décidé d'en faire la force de vivre », a lancé la star québécoise. Elle a également adressé un message de solidarité envers ses proches et les personnes de son entourage.
Un spectacle de 27 titres entre français et anglais
Les premiers morceaux ont à certains instants manqué de justesse, l'artiste étant submergée par l'émotion. Mais très vite, elle a pris les rênes du spectacle, poings fermés en signe de victoire ou bras déployés comme les ailes du phénix auquel ses admirateurs la comparent. Chignon serré, elle est apparue tour à tour en robe bustier noire, manteau à plumes roses ou robe au bustier cuirasse.
Elle a enchaîné les chansons, 27 au total. En français, avec entre autres « Pour que tu m'aimes encore » et « J'irai où tu iras », deux classiques issus de son album « D'eux » (1995), créé avec la complicité de Jean-Jacques Goldman. Et en anglais, avec « My Heart Will Go On » (« Titanic », 1997), « I'm Alive » (2002) ou un poignant « All by Myself » (1996). Elle s'est aussi muée en cantatrice pour reprendre un air d'opéra de Bellini.
Des invités de marque et un public conquis
Dans la salle se pressaient des célébrités, comme les animatrices Ophélie Meunier et Laury Thilleman, le danseur Guillaume Diop ou le comédien Vincent Dedienne, ainsi que la famille de l'artiste. Selon le journal Le Parisien, les hommes politiques Édouard Philippe, Gabriel Attal et Emmanuel Grégoire étaient là, tout comme Michelle Obama, épouse de l'ancien président américain Barack Obama.
« C'était extraordinaire, elle n'a rien perdu de sa voix », s'est enthousiasmée Nathalie, 58 ans, venue en famille de Poitiers. « Elle m'a fait pleurer », a glissé sa fille Laurie. La star était accompagnée de choristes et d'un orchestre sur un plateau tournant, avec son directeur musical Scott Price au piano, dans un décor imposant mais sobre.
Un défi après des années difficiles
Depuis qu'elle a quitté Las Vegas pour la France fin août, la chanteuse aux plus de 260 millions d'albums vendus a enchaîné les répétitions. Pendant deux semaines, elle a aussi transformé le compte à rebours en une sorte de première partie inédite : apparitions presque quotidiennes, échanges avec des admirateurs devant son palace. Après l'annulation de sa dernière tournée en mars 2020 en raison de la pandémie, sa volonté de remonter sur scène avait été contrariée par le syndrome de la personne raide, une maladie neurologique incurable diagnostiquée en 2022.
La surprise fut totale lorsqu'elle est réapparue, deux ans plus tard, sur la tour Eiffel pour la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024 avec une interprétation de l'« Hymne à l'amour » d'Édith Piaf. L'annonce au printemps de sa nouvelle résidence à Nanterre – 16 concerts d'ici mi-octobre, 10 en mai 2027 – produite par le géant américain AEG Presents a mis ses fans en ébullition. Décrocher un billet s'est apparenté à un parcours du combattant, avec des tarifs pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros, jugés rédhibitoires par certains.



