Mercredi 30 juillet 2026, la 29e édition du festival Fiest'à Sète a débuté sa semaine au Théâtre de la Mer par une soirée brésilienne exceptionnelle. Le co-plateau réunissait Rogê, merveilleux garant de la tradition carioca, et Gilsons, les héritiers directs de Gilberto Gil et, plus largement, de la Música Popular Brasileira. Le public, déjà conquis avant la première note, a dansé sous une lune pleine et un ciel clair, dans une chaleur tropicale.
Une ouverture sous les étoiles
Tout était aligné pour que cette première soirée soit un bonheur. Le climat, poli et élégant, s'était mis au diapason : une chaleur tropicale régnait. Le ciel, contrairement à un horizon collectif souvent gris, s'était paré de clarté. La lune affichait son disque le plus plein et le plus parfait, offrant un phare argenté sur le velours noir de l'obscurité. Le public de Fiest'à Sète, chaleureux et souriant, dansait dès la troisième note.
Rogê, un prénom à retenir
Rogê, jeune quinquagénaire exilé volontaire en Californie, a ouvert la soirée en invitant le public dans la nuit carioca. Accompagné d'un batteur subtil, d'un percussionniste enlumineur, d'un bassiste puissant, de sa guitare acoustique et de sa voix suave, il a réalisé un prodige spatiotemporel. Sans effets de manche, sans solos superflus, il a offert une joie sincère et tranquille, au service d'un répertoire d'écriture classique mais remarquable.
Son titre 100% Samba, extrait de l'album Curyman II, est un standard instantané. Le quatuor a varié les styles et les tempos, et le public a dansé jusqu'à la dernière chanson : une sublime reprise d'Aquarela do Brasil.
Gilsons, une coolitude héritée
Après une pause nécessaire, Gilsons a pris le relais. Le groupe est composé de José Gil (fils de Gilberto Gil) et de João et Francisco Gil (petits-fils de la légende). Tous trois partagent le chant et les guitares (basse, électrique, électro-acoustique). Ils sont accompagnés d'un claviériste, d'un percussionniste et d'un trompettiste, tous vêtus d'une marinière uniforme.
Leur musique, plus arrangée et produite que celle de Rogê, est étonnamment paisible. Les rythmiques moelleuses, les harmonies vocales doucereuses et les interventions instrumentales économes créent une coolitude agréable. João Gil se distingue à la guitare électrique par des contributions stylées et lyriques. Le groupe a joué ses tubes Várias queixas, Love love et Devagarinha, repris en chœur par la communauté brésilienne et lusophone présente.
Une première soirée réussie
Gilsons, qui terminait sa tournée européenne, a exprimé sa joie de jouer dans un lieu aussi singulier. Le public, conquis, a dansé et souri tout au long du set. Un vent léger, invité comme il se doit, a accompagné cette première soirée en douceur. Le festival promet encore de belles nuits à Sète.
Selon Jérémy Bernède, journaliste à Midi Libre, cette ouverture brésilienne a ravi les festivaliers. La 29e édition de Fiest'à Sète se poursuit jusqu'au 4 août avec une programmation éclectique.



