« L'Enfer du dimanche » : Stone politise le football américain
« L'Enfer du dimanche » : Stone politise le football américain

Dans « L’Enfer du dimanche », Oliver Stone dépeint les mutations du football américain, transformé par le marketing et le business. Le film, diffusé ce vendredi 24 juillet à 22h45 sur Ciné+ Emotion et disponible à la demande sur myCANAL, suit Tony D’Amato (Al Pacino), entraîneur des Sharks de Miami, adepte des méthodes à l’ancienne, qui peine à comprendre l’évolution de sa discipline.

Des joueurs en quête de statistiques personnelles

Les joueurs privilégient désormais leurs performances individuelles pour décrocher les primes des sponsors, au détriment du collectif. Le médecin de l’équipe (James Woods) rafistole les athlètes au péril de leur santé. Stone synthétise les enjeux d’une micro-société en mutation, ses contradictions et ses motifs d’exaltation.

Un humanisme teinté de critique sociale

La forme sur-découpée et parfois hystérique pourrait suggérer que le cinéaste se nourrit des aberrations qu’il dénonce. Mais sa perception des personnages reste humaniste : du jeune espoir des cités devenu multimillionnaire (Jamie Foxx) à la vieille légende au corps cabossé (Dennis Quaid), ces stars sont moins des enfants gâtés que des ouvriers du showbiz. Le film dure 2h31.

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