Siavosh Ghazi dénonce la censure de LCI en direct et rompt sa collaboration
Ghazi dénonce la censure de LCI et rompt sa collaboration

Un correspondant français en Iran dénonce la censure de LCI en direct

Siavosh Ghazi, correspondant à Téhéran pour RFI et France 24, a provoqué un incident médiatique en dénonçant publiquement ce qu'il qualifie de censure systématique de la part de la chaîne d'information en continu LCI. L'événement s'est produit en plein direct, alors que le journaliste partageait à l'antenne ses échanges privés WhatsApp avec la rédaction de LCI.

Une rupture spectaculaire diffusée en direct

Ce lundi 23 mars, peu avant 11 heures, Siavosh Ghazi apparaissait en direct sur LCI depuis l'Iran. Au cours de cette intervention, il a choisi de montrer à l'écran ses derniers échanges WhatsApp avec la rédaction de la chaîne. Dans ces messages, le journaliste exprimait clairement son souhait de ne plus collaborer avec LCI, déclarant avec emphase : "Ne comptez plus sur moi. J'en ai marre de cette censure systématique."

L'Observatoire du journalisme a rapidement relayé l'information sur X, confirmant que la conversation était bien passée à l'antenne de LCI à 10h57 ce lundi. Cette diffusion accidentelle a révélé au grand public les tensions entre le correspondant et la chaîne d'information.

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Un journaliste francophone précieux en zone de conflit

Siavosh Ghazi occupe une position particulière dans le paysage médiatique français. Depuis le début des tensions régionales, il est l'un des rares journalistes francophones présents en Iran capable de rapporter des informations de première main sur la situation. Cette rareté explique ses apparitions régulières sur les chaînes d'information en continu françaises, notamment BFMTV et LCI.

Son expertise et sa localisation en font une source d'information précieuse pour les médias français couvrant les développements au Moyen-Orient. Cependant, cette collaboration privilégiée semble avoir pris fin de manière abrupte et publique.

Une tentative similaire sur BFMTV rapidement contrée

Quelques heures après l'incident sur LCI, Siavosh Ghazi a tenté de reproduire la même manœuvre sur BFMTV. En direct depuis Téhéran vers 12h13, le journaliste est brièvement apparu à l'antenne avant que son fil WhatsApp ne commence à être visible. Mais cette fois, la régie de BFMTV, visiblement alertée par l'incident survenu chez son concurrent, a réagi rapidement en coupant la connexion avec le correspondant.

Clément Garin a rapporté sur X cette seconde tentative, notant que "la chaîne semble l'avoir vu venir, et le coupe...". Cette réaction rapide suggère que les rédactions des chaînes d'information étaient désormais en alerte face aux méthodes peu conventionnelles du journaliste.

Silence radio des chaînes concernées

Pour l'instant, ni LCI ni BFMTV n'ont officiellement communiqué sur cet incident. Aucun communiqué n'a été publié pour expliquer la position des chaînes concernant les accusations de censure formulées par Siavosh Ghazi. Ce silence contraste avec la médiatisation importante de l'événement sur les réseaux sociaux et dans les observatoires médiatiques.

Le correspondant, connu pour ses prises de position franches et parfois conflictuelles avec les rédactions, semble avoir choisi une méthode radicale pour exprimer son mécontentement. Certains observateurs ont noté que cet intervenant habitué aux coups de gueule cherchait délibérément à provoquer les rédactions en ce lundi matin.

Un contexte journalistique tendu

Cet incident survient dans un contexte où la couverture des conflits au Moyen-Orient reste particulièrement sensible pour les médias français. La question de la liberté éditoriale des correspondants sur le terrain face aux contraintes des rédactions parisiennes n'est pas nouvelle, mais elle prend ici une dimension publique inhabituelle.

La méthode choisie par Siavosh Ghazi - diffuser ses échanges privés en direct - représente une escalade significative dans la manière dont les tensions entre journalistes de terrain et rédactions peuvent s'exprimer. Elle pose également des questions éthiques concernant la diffusion de conversations privées sur les ondes.

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L'absence de réaction officielle des chaînes concernées laisse planer le doute sur les véritables raisons de cette rupture. Reste à savoir si d'autres collaborations médiatiques du correspondant seront affectées par cet incident et comment les relations entre journalistes expatriés et rédactions centrales évolueront après cette affaire très médiatisée.