France 5 propose deux prime times dédiés au Languedoc et au Roussillon les dimanche 2 et lundi 3 août 2026. Le premier, « Sale temps pour la planète », plonge dans les Cévennes confrontées aux colères du ciel ; le second, « Les 100 lieux qu’il faut voir », explore les Pyrénées-Orientales sur les traces des peintres fauves. Les deux documentaires sont également disponibles sur france.tv.
Les Cévennes face au dérèglement climatique
Diffusé le lundi 3 août à 21 heures, le numéro intitulé « Cévennes, face aux colères du ciel » va au-delà des images spectaculaires d’inondations. Il montre des transformations plus discrètes mais tout aussi préoccupantes : les châtaigneraies fragilisées par le stress hydrique, la disparition des pollinisateurs et l’allongement de la période des épisodes cévenols, ces orages violents typiques de la région. Selon le documentaire, ces phénomènes illustrent l’accélération du dérèglement climatique dans le massif.
Le film donne la parole à des agriculteurs, des apiculteurs et des forestiers qui témoignent des difficultés croissantes à maintenir leurs activités. La Lozère, souvent perçue comme un territoire préservé, est en réalité en première ligne des bouleversements environnementaux. Le reportage met en lumière les adaptations nécessaires, comme la diversification des cultures ou la restauration des sols.
Sur les traces des fauves dans les Pyrénées-Orientales
Le dimanche 2 août à 21 heures, la série « Les 100 lieux qu’il faut voir » propose une escapade artistique avec « Les couleurs fauves, de Collioure à Perpignan ». Ce numéro rappelle qu’en 1905, Henri Matisse et André Derain débarquent à Collioure, éblouis par l’intensité des couleurs locales. En quelques semaines, ils produisent 250 toiles aux teintes vibrantes, qui marquent la naissance du fauvisme. Le documentaire utilise ces œuvres comme guide pour découvrir la région.
Au-delà de Collioure, le téléspectateur visite le fort de Bellegarde à la frontière espagnole, les cheminées de fée d’Ille-sur-Têt, l’atelier de restauration de barques dans l’anse de Paulilles, ou encore l’association qui fait revivre les barques catalanes. Le film s’intéresse aussi aux sculptures d’Aristide Mailhol et à l’empreinte de Raoul Dufy, ainsi qu’à l’identité patrimoniale de Perpignan, à l’art de la céramique et au village de Palalda dans le Haut Vallespir.
Un double regard sur la région
Ces deux documentaires offrent une vision complémentaire du Languedoc-Roussillon : l’un alerte sur les fragilités environnementales des Cévennes, l’autre célèbre la richesse culturelle et artistique des Pyrénées-Orientales. Comme le souligne l’article de Midi Libre qui annonce ces programmes, la région est à la fois un territoire en pleine mutation climatique et un berceau de créativité picturale.



