Samedi 2 août 2026, la salle des fêtes du Rayol-Canadel s’est transformée en véritable lieu de rencontre culturelle. Habitants et vacanciers ont répondu nombreux à l’invitation de l’association La Draye du Patec, présidée par Jean De Pontfilly, pour passer une soirée en compagnie de Stéphane Bern. L’animateur de radio et de télévision, installé non loin de là, au Lavandou, et amoureux déclaré du Rayol-Canadel, était venu dédicacer son dernier livre Les énigmes de l’histoire, le Louvre, paru chez Fayard en 2025.
La séance a commencé par une série de dédicaces, puis s’est poursuivie par un échange cordial. Valentine Sorret, membre de l’association et animatrice de la soirée, a interrogé Stéphane Bern sur sa vie, ses activités professionnelles et son parcours. Le public, lui, a ensuite eu l’occasion de poser ses propres questions.
« Les gens ne lisent pas vos livres »
Rarement présent pour des séances de dédicaces, Stéphane Bern a expliqué les raisons de cette pratique peu courante dans son métier. « Lorsque vous êtes animateur télé, les gens ne lisent pas vos livres, ils veulent juste avoir une photo, qui est un rapport un peu biaisé, déformé », a-t-il confié, avec une franchise qui a marqué les esprits. Il a toutefois précisé que ces rencontres ont du sens à ses yeux : « J’écris beaucoup et j’aime autant discuter avec les lecteurs. C’est pour ça que c’est intéressant. Je n’ai pas le temps de le faire dans l’année et je suis ravi de le faire ici. »
Le Louvre, un palais avant d’être un musée
À la question de savoir pourquoi il avait choisi d’écrire sur le Louvre, Stéphane Bern a répondu que son livre était déjà écrit avant le cambriolage survenu au musée en octobre dernier. « Je l’ai fait parce que les gens pensent toujours que le Louvre est le plus grand musée du monde, mais c’est avant tout un palais qui a été conçu comme tel », a-t-il souligné.
Il a rappelé l’origine du monument : « Après le palais de la cité, c’est Philippe Auguste qui l’a construit. » L’ouvrage raconte l’histoire de ce lieu avec « toutes sortes d’anecdotes, des énigmes », en particulier le vol de la Joconde le 21 août 1911.
L’affaire de la Joconde, un épisode rocambolesque
Stéphane Bern est longuement revenu sur cet épisode historique qui a défrayé la chronique. « On a mis en prison Pablo Picasso et Guillaume Apollinaire, pensant qu’avec leurs noms ils avaient forcément quelque chose à voir avec les voleurs. Ce n’était pas le cas », a-t-il raconté. Il a également évoqué le rôle de Vincenzo Peruggia, un vitrier italien, qui avait dérobé le tableau. « Toutes sortes d’anecdotes historiques se sont produites autour du Louvre comme celle-ci », a-t-il ajouté.
Un invité « ravi » d’être au Rayol-Canadel
Interrogé sur les raisons de sa venue, l’animateur n’a pas caché son attachement au territoire. « Je suis ravi de venir en parler ici, au Rayol, parce que ce n’est pas très loin de chez moi », a-t-il déclaré. Il a également expliqué que, pendant l’année, son emploi du temps ne lui laisse guère de place pour ce type de rendez-vous. Mais en vacances, il se montre plus disponible : « En vacances, on est plus détendu et quand c’est demandé gentiment, par Brigitte Vincent et ce club de lecture, je le fais très volontiers », a-t-il conclu.
Cette soirée a été l’occasion pour les participants de découvrir un Stéphane Bern proche et spontané, bien loin de l’image de l’animateur habitué des plateaux. Un moment d’échange qui restera sans doute gravé dans les mémoires des Rayolais.



