Bernard Arnault et LVMH contre Le Monde : réponse acerbe
Bernard Arnault et LVMH contre Le Monde : réponse acerbe

Le patron de LVMH, Bernard Arnault, a vivement réagi dimanche 26 juillet à l'enquête en six épisodes publiée par Le Monde sur son empire. Dans une longue réponse sarcastique diffusée sur les réseaux sociaux, il a démenti toute "fissure" au sein de sa famille et critiqué le traitement réservé par les journalistes Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider.

Une enquête de six mois jugée partiale

L'enquête, intitulée "L'empire Bernard Arnault", a mobilisé six mois de travail et six épisodes. Selon le milliardaire, Le Monde aurait sorti "l'artillerie lourde" en dépeignant un climat de pression éditoriale sur les médias du groupe (dont Le Parisien et Les Echos), des collaborateurs "tirés à quatre épingles" et sans "surpoids", ainsi que des murmures "à l'oreille de tous les présidents". Arnault a répondu point par point, non sans ironie.

Il a notamment réfuté l'anecdote selon laquelle les cravates Hermès seraient confisquées aux visiteurs avant de le rencontrer. "C'est faux : nous la leur laissons. Nous leur en proposons simplement une seconde, plus discrète, pour l'ascenseur. Question de savoir-vivre", a-t-il écrit, ajoutant : "sous le sceau du secret, … j'en possède plusieurs".

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Démenti des rivalités familiales

Dans le dernier épisode, l'enquête évoquait des "rivalités" entre les cinq enfants du milliardaire, tous employés par le groupe, dont quatre siègent au conseil d'administration. Arnault a démenti catégoriquement ces allégations. "Dans le monde réel, mes enfants dirigent des Maisons, forment des équipes, prennent des décisions et, sacrilège, s'appellent le dimanche", a-t-il raillé. "Ce qui, dans une famille ordinaire, s'appelle un dimanche s'appelle chez nous une intrigue. C'est une affaire de vocabulaire. Nous préférons les dimanches."

Il a également comparé le traitement réservé à sa famille avec celui accordé aux Wertheimer, propriétaires de Chanel, qualifiés de "mécènes" et "discrets" dans une enquête précédente. "Tous présents, tous disponibles, tous unis", a-t-il insisté, soulignant que les Arnault avaient reçu les journalistes pendant six mois.

Un plaidoyer pour le savoir-faire de LVMH

Arnault a déploré que l'enquête n'ait mentionné ni les "centaines d'ateliers de production" en France ni "les milliers d'apprentis formés chaque année aux métiers d'art". Il a assuré que l'on "ne dirige pas cela comme une plateforme numérique". Sa réponse s'est achevée sur une invitation des deux journalistes à la Fondation Louis-Vuitton, où "les vins seront français", et une pique : "Rassurez-vous : je continuerai à pratiquer les mots croisés du Monde qui, eux, sont excellents."

Cette sortie médiatique intervient alors que le groupe LVMH, premier groupe de luxe mondial, fait face à des questions récurrentes sur la succession de son fondateur, âgé de 77 ans. L'enquête du Monde a relancé les spéculations, mais Arnault balaie ces préoccupations avec humour et fermeté.

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