Les squelettes de dinosaures, autrefois réservés aux musées, sont devenus les nouveaux symboles de statut pour les ultra-riches. Les ventes aux enchères de fossiles atteignent des sommes record, transformant ces pièces uniques en investissements spéculatifs et en objets de prestige.
Des enchères records
En 2020, le squelette d'un Tyrannosaurus rex, surnommé Stan, a été adjugé pour 31,8 millions de dollars chez Christie's. Un allosaure complet a quant à lui été vendu pour 3,1 millions de dollars. Ces prix déclenchent une course aux fossiles parmi les milliardaires, qui y voient à la fois un placement et un moyen d'afficher leur richesse.
Selon un article du Point, cette tendance inquiète la communauté scientifique. « C'est un phénomène qui inquiète la communauté scientifique », confie un paléontologue. Les chercheurs craignent que ces fossiles ne disparaissent dans des collections privées, inaccessibles à la recherche.
Un marché en pleine expansion
Le marché des fossiles de dinosaures a explosé depuis les années 1990. Des maisons de vente comme Sotheby's et Christie's organisent régulièrement des ventes dédiées. Les acheteurs sont souvent des entrepreneurs de la tech ou des investisseurs fortunés, originaires des États-Unis, d'Asie ou du Moyen-Orient.
Le squelette de Stan a été acheté par un milliardaire américain qui en a fait don à un musée, mais d'autres fossiles restent dans des demeures privées. « C'est à la fois un investissement et un objet de prestige », explique un expert en paléontologie. La rareté des spécimens complets et leur valeur esthétique en font des pièces convoitées.
Conséquences pour la science
Les scientifiques déplorent que ces ventes privées privent la recherche de données précieuses. Les fossiles doivent être étudiés dans leur contexte stratigraphique, mais une fois vendus, ils perdent souvent leur provenance. Certains pays, comme la Mongolie, ont interdit l'exportation de fossiles pour protéger leur patrimoine.
Malgré tout, la demande reste forte. Les ultra-riches n'hésitent pas à débourser des millions pour posséder un morceau de l'histoire de la Terre. « C'est un marché qui ne montre aucun signe de ralentissement », conclut l'article.



