Sonja Delzongle dévoile son thriller psychologique 'La Gardienne' dans le Var
L'autrice de thrillers à succès Sonja Delzongle présente son dernier roman La Gardienne lors d'une tournée de rencontres dans le Var, à Draguignan, au Pradet et à La Valette. Un univers sombre qui plonge le lecteur dans les noirceurs de l'âme humaine avec une intensité remarquable.
Un thriller psychologique addictif aux portes du conte
Sonja Delzongle opte pour le thriller psychologique avec un succès constant. Dans La Gardienne, elle explore un père nocif qui tient sa famille sous emprise, une maison reculée au cœur d'une nature hostile, une série de disparitions inquiétantes et des promesses qui se transforment en mensonges. Le tout sur un fond de mythologie norvégienne qui ajoute une dimension mythique au récit.
L'autrice à succès, connue pour Apnée, Thanatea ou Noir comme l'orage, ne ménage ni ses personnages ni ses lecteurs dans ce roman qu'elle vient présenter à Draguignan ce jeudi 23 avril 2026, au Pradet ce vendredi et à La Valette ce samedi. Lors de ces rencontres, ses lecteurs lui en veulent-ils du sort qu'elle réserve à ses personnages ? « Peut-être, mais ils ne m'en font pas toujours part ! Je n'ai jamais rencontré de Kathy Bates comme dans Misery... », sourit l'autrice avec humour.
Une inspiration venue des contes et de la nature
Pour ce roman, Sonja Delzongle souhaitait initialement revisiter le conte du Petit Poucet à la sauce thriller. « Mais je me suis dit que cela avait déjà dû être fait... » Alors, elle a laissé venir à elle l'inspiration de manière fluide. Des thèmes se sont imposés naturellement, comme l'emprise familiale et les environnements toxiques. « On ne réinvente jamais rien, ce qui compte, c'est la façon de traiter. »
Elle conserve toutefois cette idée de conte revisité en faisant un pas de côté. « La Gardienne, c'est déjà un titre de conte », admet-elle. Ici, la gardienne peut être Gerda, la sœur aînée de la famille Olsen dont le prénom signifie « gardienne » en norvégien, mais aussi la nature ou la maison elle-même. L'autrice confie adorer le nature writing : « J'ai le sentiment que mes meilleurs romans sont souvent en connexion avec la nature. Les intrigues se déroulent souvent dans un environnement naturel extrême ou en huis clos. »
Le Morvan comme décor et personnage
Dans La Gardienne, c'est une forêt du Morvan en Bourgogne-Franche-Comté, au milieu des lacs, qui sert de décor principal. Ce territoire devient presque un personnage supplémentaire du roman. Une zone géographique que connaît très bien Sonja Delzongle, ayant grandi près de Dijon. « C'est un territoire qui offre cette dimension isolée, propice au conte et au huis clos. » Un environnement à la fois magnifique et inquiétant, parfait pour un thriller.
Ses personnages rappellent les figures des contes des frères Grimm, d'Andersen ou de Perrault. Le père est décrit comme un géant blond : « Dans la mythologie norvégienne, les géants s'opposent aux dieux. Ce sont des entités malignes qui dévorent, un peu comme les ogres. » Un personnage « jouissif » à écrire pour l'autrice, qui explore les profondeurs de la noirceur humaine.
Une approche psychologique et romanesque
Le roman se définit comme un thriller psychologique, suivant deux adolescentes qui doivent se construire dans une perte totale de repères et affronter les conséquences de leurs traumatismes des années plus tard. Sonja Delzongle réfute toute tendance autobiographique : « C'est la magie du travail de l'écrivain de parler, ou de transposer une atmosphère, de quelque chose qu'il n'a jamais vécu. »
Elle prend plaisir à retrouver certains aspects romanesques qu'elle juge un peu laissés pour compte dans la littérature contemporaine. « Je la trouve trop nombriliste. Finalement, le côté romanesque, je ne le retrouve que dans le roman noir et le polar », plaide-t-elle. Dans sa narration, plutôt que de tout livrer, elle préfère suggérer et laisser au lecteur le soin de se faire son propre avis.
Déjà un prochain roman en préparation
Une philosophie qu'elle conserve pour son prochain roman, déjà envoyé à son éditeur. Si elle ne peut pas encore tout dévoiler, la Bourguignonne de naissance distille quelques indices : « C'est sur la folie à deux, là aussi une question d'emprise. On peut parler de thriller psychologique, mais ce n'est pas du tout la même chose que La Gardienne. Dans celui-ci, l'enquête sera présente dès le départ et je m'intéresse à tout ce qu'il peut se passer dans le cerveau. »
En attendant une sortie prévue en 2027, elle continue de rencontrer ses lecteurs dans le Var cette fin de semaine. « Le bouche-à-oreille, les échanges, c'est essentiel. C'est ce qui fait vivre les livres », conclut-elle avec conviction.
Rencontres avec Sonja Delzongle :
- Jeudi 23 avril 2026 de 17h à 19h à la librairie Lo Païs à Draguignan
- Vendredi 24 avril à 18h à la librairie Mille Paresses au Pradet
- Samedi 25 avril de 15h à 18h à la librairie Charlemagne à La Valette



