La Bête du Gévaudan prend vie dans un jeu de société créé par un passionné lozérien
Jeu de société sur la Bête du Gévaudan créé par un Lozérien

Un jeu de plateau qui plonge dans la légende lozérienne

Aurélien Devaux, directeur de la photographie et chef opérateur connu pour son travail sur la série Plus belle la vie, vient de réaliser un rêve de longue date. Ce Grand-Combien de 57 ans a créé un jeu de société entièrement dédié à la célèbre Bête du Gévaudan, cette créature mythique qui hante l'imaginaire collectif de la Lozère et bien au-delà.

Une passion tardive pour les jeux de société

Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Aurélien Devaux n'a pas toujours été un adepte des jeux de plateau. "Je n'aimais pas les jeux quand j'étais jeune. Ça me faisait peur, je trouvais ça ennuyeux", confie-t-il. Le déclic s'est produit en 2006 lors du festival international du jeu de Cannes. Depuis, sa passion est devenue dévorante : "Après ça, j'en achetais 50 par an ! J'ai même une salle exprès pour ça".

Cette collection impressionnante a naturellement conduit à l'envie de créer. Aurélien Devaux a déjà plusieurs jeux à son actif, mais celui sur la Bête du Gévaudan représente un projet particulièrement abouti, sur lequel il a travaillé pendant de nombreuses années sur son temps libre.

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Entre faits historiques et légende populaire

L'inspiration pour ce thème est née de visites familiales au parc des loups du Gévaudan à Sainte-Lucie et au musée de la bête à Saugues. "Plutôt que de partir d'une mécanique de jeu précise, je préfère d'abord m'intéresser à un thème", explique le créateur.

Le jeu se place du point de vue d'un paysan de l'époque qui raconte l'histoire et tous les ouï-dire qui circulaient. "Ça explique certainement le ressenti des personnes à cette époque, donc c'est aussi intéressant", souligne Aurélien Devaux.

Les cartes événements et personnages sont directement inspirés des figures historiques de l'affaire : Jean Chastel, le comte de Morangiès, Jeanne Jouve... "J'ai cherché à y mettre le moins de bêtises possible", précise le créateur, tout en reconnaissant qu'il était "strictement impossible" de se limiter aux faits historiques purs.

Un jeu accessible dès le plus jeune âge

Si la Bête du Gévaudan ne s'adresse pas à un public d'experts, Aurélien Devaux conseille tout de même aux joueurs d'être un peu habitués aux jeux de plateau et capables de lire attentivement les règles. Une fois ces bases acquises, le déroulement devient "assez simple".

"Même des enfants de 8-9 ans sont capables d'y jouer", assure le créateur. Le principe : "On se déplace, on regarde une empreinte de la bête, soit on la laisse sur le plateau, soit on la garde avec nous. On peut aussi aller vérifier ce que les autres ont gardé, ça s'appelle les archives".

Petit à petit, à force d'indices, les joueurs parviennent à localiser le repaire de la Bête sur le plateau composé de 16 cases. Le gagnant pose alors un piège et annonce "j'ai trouvé la bête", avec pour objectif de remporter une prime.

Distribution et perspectives d'avenir

Aurélien Devaux compte désormais trouver des distributeurs locaux, notamment des boutiques spécialisées, des musées et des médiathèques. Son éditeur, Le Lion vert, prévoit même de sortir des variantes si le succès est au rendez-vous.

Ce jeu représente bien plus qu'un simple divertissement : c'est une plongée dans l'histoire et la psyché d'une région, un pont entre les faits documentés et les récits populaires qui ont construit la légende. Pour Aurélien Devaux, c'est aussi l'aboutissement d'un long travail de recherche et de création, réalisé avec la rigueur du professionnel et la passion de l'amateur éclairé.

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