Les bénévoles de l'association Artscène, véritables piliers du festival La Clé des champs, ont été mis à l'honneur lors de la troisième édition de l'événement. Le journaliste et photographe Gilles Bertrand les a immortalisés, les qualifiant d'"armée rouge" de fantassins associatifs, une image forte qui souligne leur rôle essentiel dans la réussite de cette manifestation culturelle.
Une organisation rodée par 110 bénévoles dévoués
Ils sont environ 110 à avoir œuvré pendant plusieurs mois, bien en amont, pour que la machine festive et culturelle se mette en marche. Leur implication a été progressive, montant en puissance jusqu'à atteindre une vitesse de croisière, puis s'accélérant dans la dernière ligne droite de la dernière semaine d'août. Tous sur le pont, ils ont marché, couru, porté, nettoyé, monté, démonté, cuisiné, servi, branché, installé, peint, accueilli, accroché, écrit et organisé. Des centaines de tâches, dans des dizaines de domaines, qui, mises bout à bout, ont permis à l'un des événements majeurs de la saison estivale de se dérouler sans incident notable.
Une implication bénévole sans contrepartie financière
Ces bénévoles ne sont pas rétribués. Ils s'impliquent chacun à la mesure de leurs moyens, de leur envie et de leur disponibilité. Une bonne partie d'entre eux travaillent sans compter, parfois jusqu'à l'épuisement, et s'investissent pleinement dans la réussite du projet auquel ils prennent part. Leur seule récompense réside dans la richesse des rapports humains générés par ces rencontres entre des personnes qui ne se connaissent pas forcément, venues d'ici ou parfois de loin, et qui se retrouvent dans un cadre certes festif, mais également exigeant en énergie et en disponibilité. Lorsque ce projet commun connaît la réussite que l'on sait, cette implication est récompensée par un torrent de bonheur, d'émotions et de joies partagées, qui permet d'oublier la fatigue et la lassitude.
La question de la relève se pose
Cependant, la moyenne d'âge de ces fantassins harassés est, sinon vénérable, du moins avancée. La présence de jeunes dans le public ravit l'équipe, et il suffirait d'un minimum d'investissement de leur part en tant que bénévoles pour alléger quelque peu la charge de travail d'une équipe très sollicitée. À moyen terme, ce manque d'appétence pour l'engagement associatif pourrait mettre à mal un projet soutenu par une majorité et qui aurait pourtant tous les atouts pour durer, surprendre, étonner, séduire et convaincre encore.



