Fous Chantants : le pari Aznavour-Soprano ouvre de nouvelles perspectives
Fous Chantants : le pari Aznavour-Soprano ouvre des perspectives

Après deux soirées réunissant près de 7 000 spectateurs à Alès (Gard), la 27e édition des Fous Chantants a refermé une page importante de son histoire. Le double hommage à Charles Aznavour et Soprano, audacieux sur le papier, a convaincu artistes, choristes et public, au point d'ouvrir de nouvelles pistes pour l'avenir de l'événement alésien.

Un bilan positif malgré les contraintes

À peine les choristes partis, l'heure est déjà au bilan pour les Fous chantants d'Alès. Si le premier spectacle a nécessité quelques ajustements, le second a confirmé que le pari imaginé par Fabrice Schwingrouber et le directeur musical David Vincent avait trouvé son équilibre. « Les gens oublient que ce spectacle ne bénéficie que de sept heures de répétition aux arènes », rappelle le directeur artistique qui vient tout juste d'achever un marathon musical hors du commun. « Ce qui est un peu moins huilé le vendredi devient forcément plus fluide le samedi. »

Malgré ces contraintes, le résultat a dépassé les attentes de l'équipe. « Avec David, on ne peut être que satisfait de ce résultat, qui est même au-delà de toutes nos espérances. »

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Un pari intergénérationnel réussi

Le principal motif de satisfaction reste l'accueil réservé au double hommage consacré à Charles Aznavour et Soprano. Un choix qui pouvait diviser, mais qui a finalement réuni toutes les générations. « J'ai vu des personnes âgées debout en train de faire la chorégraphie. Des enfants prenaient des photos de Soprano, mais aussi de leurs grands-parents qui dansaient. Je me suis dit : c'est exactement ce qu'on recherchait. »

Les retours du public ont conforté cette impression. « Je n'ai pas vu un répertoire ressortir plus que l'autre. On craignait que certains préfèrent Aznavour ou attendent uniquement Soprano. En fait, on n'a jamais eu ce commentaire-là. »

Des arrangements qui font dialoguer deux univers

Cette réussite tient aussi, selon lui, au travail de construction du spectacle. « Les arrangements ont permis de faire dialoguer deux univers qui semblaient très éloignés. Quand Soprano nous dit : "J'ai l'impression que ce n'est pas moi qui ai écrit Clown", c'est le plus beau compliment que l'on pouvait recevoir. »

L'artiste marseillais s'est lui aussi pleinement investi dans cette aventure. « Il nous a simplement dit : "C'est une dinguerie. Vous m'avez fait vivre un truc de ouf." Il a joué le jeu jusqu'au bout, avec une générosité incroyable. Il a même proposé d'ajouter son nouveau titre DJ. »

De nouvelles perspectives pour l'avenir

Au-delà de la réussite artistique, Fabrice Schwingrouber voit dans cette édition un tournant pour l'avenir. « Le fait de savoir que ce système du double hommage fonctionne, c'est une vraie respiration. Ça ne veut pas dire qu'il y en aura un l'an prochain, mais maintenant, on sait que c'est possible. »

Les premières réflexions pour la 28e édition, prévue les 30 et 31 juillet 2027, ont d'ailleurs déjà commencé. Sans dévoiler de nom, le directeur artistique confirme que le travail est lancé. « Le but, c'est que les choristes et les spectateurs nous fassent confiance. Quand on tente un pari, c'est qu'on pense qu'il est gagnable. »

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