Lors du dernier conseil municipal de Nice, les élus ont voté à l'unanimité l'inscription au titre des monuments historiques de deux œuvres emblématiques du patrimoine local : une toile marouflée d'Édouard Fer et une paire de porte-torchères en bronze de l'opéra de Nice. Ces objets, présents dans la ville depuis plus d'un siècle, pourront bénéficier de travaux de conservation et de restauration si le ministère de la Culture valide cette demande.
Deux œuvres au cœur de la décision municipale
La toile marouflée, intitulée Nice inspiratrice des arts et des lettres, orne la salle de lecture de la bibliothèque Romain-Gary, la plus ancienne de Nice. Réalisée par Édouard Fer, elle est un témoignage majeur de la période Art déco, ayant notamment décoré le pavillon des Alpes-Maritimes lors de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925. Cette œuvre, vieille de plus de cent ans, représente un jalon important pour le patrimoine artistique niçois.
Quant aux porte-torchères, elles proviennent de l'opéra de Nice, construit vers 1885. Ces luminaires en bronze font partie des derniers éléments d'origine encore présents dans l'édifice à ne pas être protégés par un classement. Leur inscription permettrait de préserver un exemple rare de l'architecture intérieure du théâtre lyrique.
Des témoins uniques de l'histoire niçoise
La peinture d'Édouard Fer a été réalisée pour le pavillon des Alpes-Maritimes lors de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925, événement fondateur du style Art déco. Transférée ensuite à la bibliothèque Romain-Gary, elle est devenue un élément central de la salle de lecture. Sa valeur historique et artistique justifie pleinement la demande de protection.
Les porte-torchères, quant à elles, sont des pièces uniques en bronze, datant de la construction de l'opéra en 1885. Elles ont échappé aux modifications ultérieures et constituent un vestige précieux de l'architecture d'origine. Leur inscription offrirait une couverture légale et des moyens financiers pour leur entretien.
Objectif : protection et financement
En engageant cette procédure, la municipalité de Nice vise à obtenir une protection juridique pour ces œuvres, mais aussi à faciliter l'accès à des subventions ou à des dispositifs fiscaux favorables aux travaux de restauration. Le vote unanime du conseil municipal montre l'attachement des élus à la sauvegarde de ce patrimoine.
La prochaine étape repose désormais sur la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), émanation du ministère de la Culture. Si celle-ci donne son aval, les deux œuvres pourront être restaurées dans les règles de l'art, assurant leur transmission aux générations futures.
Avec cette démarche, Nice renforce sa politique de valorisation de son patrimoine historique et artistique, après d'autres actions comme le classement de jardins remarquables ou la protection de monuments emblématiques.



