En ce mois de juillet, la fête votive de Gajan se prépare, elle se déroulera du jeudi 23 au dimanche 26 juillet 2026. L’occasion pour le maire Jean-Louis Poudevigne de vivre quatre jours de convivialité intense avec ses administrés au cœur de son village natal et de ces traditions locales que l’on s’efforce de maintenir d’année en année, malgré les arrêtés et les réglementations de plus en plus stricts.
Un maire passionné par la bouvine
Il se trouve que Jean-Louis Poudevigne en connaît un rayon côté traditions, puisqu’il a lui-même contribué longtemps à faire vibrer les amateurs de bouvine dans les fêtes votives de la région. Dans les années 1990, à 40 ans passés, Jean-Louis s’est mis à monter à cheval, poussé par sa fille Sandrine, elle-même cavalière à l’époque. D’un galop à l’autre, le Gajanais, alors employé aux bus de la ville de Nîmes, s’est retrouvé rapidement sollicité pour participer aux abrivades et autres encierro du coin.
Gilbert Névot, de la manade Lou Simbeu, le recommanda un jour au manadier Claude Chaballier de Lunel-Viel, pour prendre soin des bovidés que ce dernier parquait dans les bois de Parignargues, à proximité de Gajan. « Le matin j’étais à Nîmes et l’après-midi en compagnie des taureaux », se souvient Jean-Louis, qui soignait les veaux, s’occupait du fourrage et des clôtures. Claude Chaballier deviendra rapidement un ami.
La belle époque des fêtes taurines
Pour Jean-Louis, c’était la belle époque, bien qu’il ne profitât ni de vacances, ni de jours fériés car il participait régulièrement aux fêtes taurines qui s’enchaînaient dans un rayon de 50 à 100 km à la ronde, assurant le spectacle avec les autres gardians, tous bénévoles et passionnés comme lui. « On montait tout le temps. On allait à Aigues-Mortes, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, au Grau-du-Roi, à Montcalm, à Lunel, etc. On s’occupait de tout de A à Z, et je dois avouer qu’on éprouvait une certaine fierté à voir la foule s’écarter sur notre passage, lorsqu’on traversait la fête au volant du camion transportant les bêtes. »
L’amour des taureaux, une affaire de famille
Mais l’exception résidait surtout dans le fait que chez les Poudevigne, l’amour des taureaux était avant tout une affaire de famille. Sa fille et son gendre Daniel entraient en effet en scène à ses côtés, avant que sa petite-fille Justine ne se lance à son tour. Il y eut des montées d’adrénaline et des chutes mémorables, de celles dont on fait des souvenirs, mais fort heureusement jamais rien de grave.
Pour notre gardian devenu maire en 2014, la belle aventure dura plus de 30 ans. Et depuis 2020, c’est désormais avec une certaine nostalgie qu’il rend visite à ses chevaux qui profitent d’une retraite bien méritée. Cette année, une fois de plus, au premier jour de la fête votive 2026, monsieur le maire remettra les clés de la ville au Comité des Fêtes de Gajan.



