Le corso, événement phare du 14-Juillet, a animé les rues alésiennes, mêlant imaginaire fantastique et ferveur footballistique. Alors que le coup d'envoi du match France-Espagne était donné, les musiciens accordaient leurs violons, les danseuses brésiliennes ajustaient leurs plumes et les chars faisaient rugir leurs moteurs.
Un défilé haut en couleur
Vers 21h30, un coup de sifflet a retenti sur le boulevard Louis-Blanc, lançant le corso tant attendu. En tête de cortège, une grosse chenille portant des acrobates gracieuses déambulait lentement sous les regards impressionnés du public intergénérationnel, composé de nombreuses familles. Des papillons sur échasses, des costumes à paillettes, des chars en forme de dragon ou d'insecte géant ont offert un spectacle de rue haut en couleur.
Le football s'invite dans la fête
Cette année, les touches bleu-blanc-rouge ne se limitaient pas aux fanions surplombant les rues. Le soutien à l'équipe de France s'est invité dans la fête alésienne. Christophe Rivenq, maire d'Alès, juché sur une jeep kaki, portait un maillot floqué Mbappé. Comme le veut la tradition, il a commencé à lancer des fleurs à la foule.
La plupart des Alésiens rencontrés ce mardi soir n'ont pas voulu choisir entre folklore local et événement sportif international. Monique et Angeline, assises à une terrasse place Gabriel-Péri, confient : « On a un œil sur le match et l'autre sur le corso ! » Elles se disent impressionnées par le défilé, qui a provoqué des cris d'admiration dans la foule.
Magie et évasion
Le spectacle a offert une évasion de la réalité du terrain… de foot. La magie s'est invitée dans les rues alésiennes, permettant au public de vivre un moment fantastique, entre couleurs, émotions et sensations fortes.



