Nîmes : l'abrivado fait son grand retour à Croix de fer
Nîmes : l'abrivado de retour à Croix de fer

Ce dimanche 6 septembre, la foule était au rendez-vous pour le grand retour de l'abrivado dans le quartier Croix de fer à Nîmes, avec la manade Robert H et fils. Sous un soleil de plomb, un air de feria soufflait sur la rue Bonfa, juste avant que le public ne prenne place au Pablo Croco Bar pour déguster la paella. À l'abri derrière les barrières, les places à l'ombre étaient prisées. Avec plus de 37 degrés affichés au thermomètre, un soleil de plomb se faisait sentir. Mais pas de quoi décourager les habitants du quartier Croix de fer et des rues alentour, qui étaient venus nombreux pour assister au grand retour de l'abrivado, après deux ans d'absence.

Un rendez-vous familial et convivial

"On est contentes que ça reprenne, ça permet de nous réunir entre voisins", reconnaissent Romane et Sophie, habitantes du quartier, qui font partie des chanceuses qui ont pu se dégoter une place ombragée. Et pour patienter – l'abrivado a débuté avec trente minutes de retard –, la peña faisait souffler un certain air de feria sur la rue Bonfa. Puis le coup de feu retentit. Pendant plus d'une heure, les taureaux de la manade Robert H et fils ont offert le spectacle aux riverains, coursés par quelques attrapaïres.

"Pour les enfants c'est top. Ma fille adore les taureaux. Ça leur apprend les traditions dès le plus jeune âge", se réjouit Sophie, venue en famille du quartier de La Gazelle, situé à quelques rues de là. Une ambiance familiale, avec de nombreux enfants présents qui profitent de cet évènement pour retrouver leurs camarades d'école.

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Une paella victime de son succès

"Et nous, on retrouve les parents qui sont, à force, devenus des amis", sourient Marjorie et Lorine, qui apprécient le retour de cet événement dans leur quartier. "C'est chouette, ça fédère. Surtout que le quartier est vraiment marqué par une mixité sociale. Il y a, à la fois, des rues populaires mais aussi des rues plus huppées. Et là, tout le monde cohabite, il n'y a pas de classe sociale", poursuivent les mamans, tout en gardant un œil sur leur progéniture.

Un moment convivial donc, qui s'est poursuivi à table, avec la paella proposée par le Pablo Croco Bar, à la place de l'ancien Le New Bon Coin. Un repas qui a été victime de son succès, au vu des 200 places qui sont parties comme des petits pains dès le début des réservations. "On tentera l'année prochaine, car là on ne savait pas qu'ils proposaient le repas", projettent les deux amies.

En attendant le prochain abrivado du quartier, les retardataires pourront se rattraper lors de la feria, qui investira les rues de la cité des Antonins dans une petite dizaine de jours.

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