Christophe Vilar expose à Sète : immersion dans son univers fascinant
Exposition Christophe Vilar à Sète : univers fascinant jusqu'au 30 août

Christophe Vilar, originaire de Sète, expose à nouveau dans sa ville natale après une absence de douze ans. Jusqu'au 30 août, la chapelle du Quartier-haut accueille « Extérieur du dedans », une rétrospective de son travail récent comprenant une cinquantaine de tableaux et plusieurs statues. L'artiste, qui vit et travaille depuis cinquante ans sur le mont Saint-Clair, y dévoile un univers où l'abstraction figurative dialogue avec les paysages méditerranéens.

Un retour aux sources

La chapelle du Quartier-haut, que Christophe Vilar a contribué à sauver de la destruction dans les années 1990, est un lieu chargé de sens pour l'artiste. « Je suis ici chez moi », confie-t-il. Cette exposition marque la première fois depuis 2018 qu'il présente son travail à Sète, et la première dans cette chapelle depuis douze ans. Les toiles ont été peintes dans son atelier face à la mer, et l'horizon marin est un thème récurrent, souvent survolé par un gabian, sa signature intemporelle.

L'abstraction figurative de Vilar

Les œuvres de Vilar déroutent par leurs silhouettes mi-architecturales, mi-totémiques, composées de blocs géométriques imbriqués. Arches, cylindres et triangles se superposent sur des fonds de sable, d'eau et de ciel aux contrastes variés. « J'appelle ça de l'abstraction figurative, parce que ça représente quelque chose. Après, chacun se raconte sa propre histoire et interprète ce dont il a envie selon son intérieur », explique l'artiste. La surface des tableaux est travaillée avec des milliers de hachures réalisées à la lame, donnant un relief saisissant, presque sculptural. Ce travail minutieux a nécessité deux années de préparation.

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Une philosophie en toile de fond

Le titre de l'exposition, « Extérieur du dedans », reflète la démarche de Vilar. « Quand j'étais jeune peintre, je pensais naïvement que c'était moi qui inventais. Mais avec le temps, je me suis rendu compte que je suis très sensible à l'environnement extérieur. Je suis une sorte de buvard qui m'imprègne de ce qui m'entoure pour enfin le ressortir sur une toile, mon état d'esprit en plus », raconte-t-il. L'accrochage chronologique, des peintures de 2024 aux plus récentes, révèle des cycles sombres ou lumineux, imprégnés de nostalgie.

Une ambiance blues et des influences

L'atmosphère de l'exposition est bercée par le blues d'Eric Clapton, Tim Hardin ou J.J. Cale, qui accompagnent le visiteur comme ils assistent le peintre dans son atelier. « Travailler en musique me tonifie dans mon rythme d'exécution et me stimule dans la manière d'évoluer mentalement », précise Vilar, qui s'inspire également de Kandinsky ou Braque. En complément des tableaux, quelques gravures et sculptures plus anciennes sont présentées.

Informations pratiques

Près de 2 000 visiteurs ont déjà découvert l'exposition, qui est accessible gratuitement tous les jours sauf le mardi, de 10 h à 18 h, à la chapelle du Quartier-haut, 2-10 rue Borne. L'artiste sera présent pour rencontrer le public le 30 août, dernier jour de l'événement. Cette immersion dans l'univers de Christophe Vilar promet une expérience unique, alliant peinture, sculpture et musique.

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