Hausse de 4% du pétrole après la reprise des frappes au Moyen-Orient
Hausse de 4% du pétrole après reprise des frappes au Moyen-Orient

Les cours du pétrole ont connu une nette hausse mercredi, le baril de WTI grimpant de 4,00% à 82,43 dollars et celui de Brent de 4,14% à 87,57 dollars, après la reprise des frappes au Moyen-Orient. L'armée américaine a annoncé avoir intercepté des missiles iraniens et mené une attaque conjointe avec l'Arabie saoudite contre des milices pro-iraniennes en Irak, mettant fin à une accalmie de plusieurs jours.

Reprise des hostilités et intervention conjointe

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a déclaré que des avions de combat américains et saoudiens avaient frappé plusieurs sites logistiques et d'armement terroristes dans l'est de l'Irak. Le Centcom a averti l'Iran et ses groupes alliés de cesser leurs attaques sous peine d'une nouvelle riposte. Le ministère de la Défense saoudien a confirmé ces frappes contre des milices loyales à l'Iran, accusées d'avoir tenté d'attaquer des installations pétrolières avec des drones.

Réactions des milices et impact sur le terrain

Les Hachd al-Chaabi, ex-paramilitaires intégrés à l'armée irakienne mais dont certaines composantes pro-iraniennes agissent de manière autonome, ont affirmé avoir été visés, faisant état de plusieurs morts, blessés et dégâts matériels dans plusieurs régions d'Irak. Par ailleurs, le Centcom a indiqué avoir intercepté avec succès des missiles tirés par l'Iran dans le cadre d'une tentative d'attaque surprise contre les forces américaines basées au Moyen-Orient, sans préciser le lieu. Téhéran n'a pas confirmé cette attaque dans l'immédiat.

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Nouveau verrouillage du détroit d'Ormuz

Selon l'agence Tasnim, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir frappé et arrêté trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz. Ce détroit, par lequel transitait avant la guerre environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, est de nouveau verrouillé par l'Iran depuis la reprise des hostilités début juillet. Mardi, les Houthis du Yémen ont affirmé avoir visé un pétrolier saoudien en mer Rouge avec des missiles balistiques, l'accusant d'avoir violé le blocus naval imposé par les rebelles soutenus par l'Iran.

Rencontre Trump-Netanyahou et divergences persistantes

Ce regain de violences survient alors que le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont rencontrés pour la première fois depuis le début de la guerre, lancée conjointement le 28 février. « J'ai eu une très bonne réunion ! Évidemment, de nombreux sujets importants ont été abordés », a écrit M. Trump sur son réseau social Truth. M. Netanyahu a assuré avoir eu « la meilleure des conversations », notamment sur leur objectif commun d'empêcher l'Iran de se doter d'armes nucléaires. Toutefois, l'entretien à huis clos d'une heure et demie, sans échange avec la presse, ne dissipe pas l'impression de divergences.

Contexte politique et perspectives

Israël n'a pas participé à la dernière vague d'affrontements en juillet. La visite de Netanyahu à Washington intervient alors qu'il brigue un nouveau mandat aux législatives du 27 octobre, les sondages le donnant en difficulté. Les relations entre Trump et Netanyahu s'étaient fortement dégradées en avril lors des négociations sur un cessez-le-feu, Trump accusant son allié de faire obstacle aux efforts diplomatiques. La hausse des prix du pétrole, portée par les tensions géopolitiques, laisse craindre une nouvelle flambée des carburants à la pompe, comme l'avait anticipé TotalEnergies qui a récemment plafonné ses prix en France.

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