Le film "Spider-Man – Brand New Day" sorti en 2026 marque un tournant pour l'homme-araignée incarné par Tom Holland. Réalisé par Destin Daniel Cretton, connu pour "Shang-Chi", ce quatrième opus de la franchise Marvel avec Holland dans le rôle-titre est salué pour son équilibre entre légèreté et maturité. Selon Jérémy Bernède de Midi Libre, il s'agit de loin du plus chouette des quatre films, mais pas du meilleur Spider-Man jamais réalisé.
Un nouveau départ après l'oubli
L'histoire reprend quatre ans après les événements de "Spider-Man: No Way Home", qui avait généré 1,9 milliard de dollars de recettes mondiales. Pour protéger ses proches, Peter Parker avait demandé au docteur Strange un sort d'oubli global. Désormais, il vit dans un appartement miteux, anonyme et pauvre, passant son temps à combattre le crime à New York. Mais deux nouveaux périls surgissent : une entité télépathe malveillante qui prend possession des esprits, et une mutation génétique qui perturbe l'équilibre entre l'humain et l'araignée en lui.
Une mise en scène renouvelée
Le changement de réalisateur est notable. Jon Watts, qui avait dirigé les trois précédents films, laisse place à Destin Daniel Cretton. Ce dernier apporte une clarté de mouvement inédite dans les scènes d'action : Spider-Man bondit, plonge, grimpe dans toutes les directions, et la caméra le suit avec une vivacité rappelant la trilogie de Sam Raimi. Les séquences plus calmes et intimes parviennent à susciter l'émotion, une rareté chez Marvel. Cependant, le film doit composer avec le cahier des charges du studio, qui refuse de laisser Spider-Man seul sous les projecteurs.
Des invités de marque
Peter Parker doit partager l'écran avec d'autres super-héros : le Punisher (Jon Bernthal) apporte une complicité chaotique qui sert à la fois le récit et la comédie. Bruce Banner (Mark Ruffalo) intervient de façon un peu forcée, tandis que Yelena Belova (Florence Pugh) se montre désagréable. Les clins d'œil au Marvel Cinematic Universe sont nombreux, mais parfois lourds comme des placements de produit.
Un troisième acte en demi-teinte
Le film souffre d'un troisième acte un peu précipité, où le scénario s'emmêle les pinceaux pour préparer la suite. Malgré tout, le lien renoué avec Spider-Man, plus solide, permet au spectateur de tenir bon et d'apprécier la cabriole finale. En somme, "Brand New Day" est une réussite qui mêle fond et forme, offrant un regard plus profond sur la psyché du héros tout en renouvelant son traitement visuel.



