Depuis la sortie des Tontons Flingueurs en 1963, l'expression « faire des phrases » est passée du jargon des marins à celui des plateaux télé et des réseaux sociaux.
Les politiques d'opposition – et même certains anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron – en ont fait leur spécialité, dénonçant sans relâche la dette, l'inflation, le prix des carburants, les problèmes sanitaires, la justice, l'éducation, la sécurité, les crises internationales, les guerres et désormais les feux de forêt. Mais que proposent-ils ? Rien de neuf, selon l'auteur.
Une critique aisée, un art difficile
Asséner des contre-vérités avec aplomb ne suffit pas à faire des propositions pour sortir la France de la nasse dans laquelle elle est prise depuis plus de 40 ans. L'opposition semble dire non à tout dès lors que l'idée ne vient pas de son cercle ou de ses propres réflexions. À se demander si elle aurait les solutions une fois au pouvoir.
Un échiquier politique exaspérant
À moins d'un an de l'échéance présidentielle, les lignes programmatiques restent floues. Chacun sait déplacer sa pièce sur l'échiquier d'une « polpol » exaspérante, mais l'intérêt général est laissé pour compte. Dans le maelström des candidatures, il serait heureux pour le débat public de limiter les offres alors que la demande reste timide.
Des marins plus nombreux qu'on ne le croit
Finalement, les vrais marins, touchés par la crise, sont plus nombreux qu'on ne le pense. Mais ceux qui « font des phrases » pour nous mener en bateau sont légion. Une satire qui résonne dans une France en quête de solutions concrètes.



