«Babysitter» de Monia Chokri : satire jubilatoire de l'ère #MeToo
«Babysitter» : satire jubilatoire de l'ère #MeToo

Le deuxième film de l'actrice-réalisatrice Monia Chokri, Babysitter, est une satire jubilatoire de l'ère #MeToo. Diffusé ce soir à 22h25 sur Ciné+ Festival et disponible à la demande sur myCANAL, ce long-métrage franco-canadien de 2022 mêle conte de fées, bande dessinée et humour noir pour offrir une comédie férocement moderne.

Un pitch corrosif

L'histoire suit Cédric (Patrick Hivon), un homme viré de son travail et devenu la cible des féministes après avoir embrassé une journaliste sportive en direct à la télévision, en état d'ébriété. Contraint de rester chez lui avec son nouveau-né et une épouse en plein post-partum, il entame l'écriture d'un livre de repentir. Il engage alors une baby-sitter miraculeuse, interprétée par Nadia Tereszkiewicz, qui devient le miroir des fantasmes de chacun.

Un style unique

Monia Chokri, fille spirituelle de John Waters et des frères Coen, signe un film au style survolté, oscillant entre la BD, le conte de fées et le giallo. Selon Nicolas Schaller, critique pour TéléObs, Babysitter est « d'une modernité telle qu'il devrait mieux vieillir que les clivages qu'il moque et risque de provoquer ». Le film aborde le machisme et la bien-pensance avec un comique outré et une subtilité sarcastique.

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Une satire de l'époque

Avec Babysitter, Monia Chokri propose une version du Théorème de Pasolini adaptée à l'ère #MeToo. Le film dure 1h27 et met en scène Patrick Hivon, Monia Chokri elle-même et Nadia Tereszkiewicz. Il est également disponible à la demande sur myCANAL.

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