Le chanteur, pianiste et compositeur Julien Brunetaud se produira demain soir à 21 h 30 au Lunel Jazz Festival. Nourri par le blues et ses séjours à La Nouvelle-Orléans, il mêle tradition et modernité dans une musique où le groove et l’improvisation occupent une place centrale. Entouré de quatre musiciens, il entend surtout offrir au public un moment d’évasion.
Un concert entre blues, jazz et compositions personnelles
« Je vais jouer avec mon trio, qui sera agrémenté d’un trombone et d’un saxophone. Nous sommes très axés sur le blues, avec également une dimension jazz et beaucoup de compositions personnelles. Il y a toujours un petit ancrage dans la tradition du blues, mais l’idée est aussi de proposer quelque chose de vivant et actuel », explique Julien Brunetaud.
Cette passion pour le blues et le jazz est née très tôt. « C’est vraiment le blues qui m’a donné envie de faire de la musique. J’ai eu la chance de monter des groupes très tôt et de rencontrer des musiciens américains et des jazzmen français. J’ai notamment pu aller enregistrer à La Nouvelle-Orléans. Toutes ces expériences m’ont permis de devenir professionnel, et, ensuite, de créer mon propre groupe », confie-t-il.
La Nouvelle-Orléans, une influence majeure
La Nouvelle-Orléans occupe une place importante dans son parcours. « C’est une influence très importante pour moi en effet. Ce que j’aime à La Nouvelle-Orléans, c’est son côté très éclectique. C’est une ville qui accepte des styles très différents. Après, mes influences ne viennent évidemment pas uniquement de là. Je suis aussi marqué par les grands compositeurs de jazz et par les compositeurs actuels. Il y a énormément de choses à écouter et à découvrir », précise-t-il.
Sa musique se situe donc à la croisée du jazz et du blues, avec des touches de funk et de groove. « Toutes ces influences existent déjà dans le jazz. C’est justement ce qui rend cette musique intéressante : elle permet beaucoup de mélanges et d’évolutions », ajoute-t-il.
L'improvisation, une liberté essentielle
L’improvisation est au cœur de ses concerts. « Elle est essentielle. Sur chaque morceau, il y a de l’improvisation. C’est pour ça que j’adore cette musique. L’improvisation, c’est une sorte de liberté. Elle permet de renouveler les morceaux et de garder quelque chose de spontané. C’est très inspirant », souligne-t-il.
Sur scène, Julien Brunetaud sera accompagné de Cédric Bec à la batterie, Lilian Bencini à la contrebasse, Romain Morello au trombone et Vincent Strazzieri au saxophone. Une formation qui promet une soirée placée sous le signe du groove et du blues.
Le Royal Brass Band en ouverture
À 19 h, place des Caladons, le Royal Brass Band invite le public à voyager jusqu’à la Nouvelle-Orléans, sans quitter Lunel. De retour d’un véritable pèlerinage musical dans le berceau du jazz, le collectif réunit des musiciens passionnés par l’univers des brass bands traditionnels de la Nouvelle-Orléans. Avec Aurélien Deltoro, David Meyrat et Pierre Leydier, accompagnés d’une section de cuivres et de percussions, le groupe investit la rue et transforme l’espace public en scène à ciel ouvert.
Leur musique acoustique et déambulante s’inspire directement de l’ambiance du French Quarter et de Royal Street, où jazz, danse et convivialité se mêlent au quotidien. Le Royal Brass Band propose un répertoire allant des grands standards du jazz à des morceaux plus modernes. Au fil des animations et des concerts, trompettes, cuivres et percussions invitent les spectateurs à se laisser porter par le rythme. Une parenthèse musicale chaleureuse et festive, pensée pour faire voyager le public.
Un moment d'évasion pour le public
Interrogé sur la différence entre le travail en studio et les concerts, Julien Brunetaud répond : « Complètement. Ce sont vraiment deux choses différentes. En studio, on enregistre un album, on peut revenir sur ses erreurs, réfléchir à l’avance et prendre le temps de construire les choses. Sur scène, on est davantage dans le rapport au public. Il y a une énergie différente, quelque chose de beaucoup plus immédiat. »
Quant à ce qu’il aimerait que le public retienne de son concert, il confie : « Qu’il ait passé un bon moment et qu’il ait ressenti des émotions. J’aime l’idée que les gens puissent, pendant un concert, oublier un peu leur quotidien et se laisser aller. Si on arrive à créer ça, c’est déjà beaucoup. »



