Anthropic accepte un règlement de 1,12 milliard de livres dans un litige sur le droit d'auteur
Anthropic règle un litige sur le droit d'auteur pour 1,12 milliard

Anthropic, la société derrière le modèle d'IA Claude, a accepté un règlement amiable de 1,12 milliard de livres sterling (1,31 milliard d'euros) pour mettre fin à un recours collectif intenté par des milliers d'auteurs et d'éditeurs. La justice fédérale américaine a validé cet accord ce mercredi.

Un précédent juridique majeur

Cette issue constitue le premier grand compromis juridique entre une entreprise d'IA générative et le monde de la création littéraire. Tout avait commencé en 2024 quand la romancière Andrea Bartz et deux autres écrivains avaient affirmé qu'Anthropic avait utilisé leurs œuvres protégées sans autorisation pour entraîner ses modèles d'IA. La plainte initiale s'était transformée en recours collectif concernant 482 000 œuvres. En juin 2025, un juge s'était prononcé.

Le juge avait estimé que l'entraînement à partir de livres acquis légalement relevait d'un usage autorisé, mais pas la conservation par Anthropic de millions d'ouvrages piratés dans une « bibliothèque centrale ». Un procès aurait pu être désastreux pour l'entreprise américaine, qui se serait alors exposée à des dommages et intérêts pouvant atteindre 150 000 dollars par ouvrage, soit un total potentiel de plusieurs centaines de milliards de dollars.

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Les modalités de l'accord

D'après l'accord signé en septembre 2025, pour les 14 087 livres du catalogue Bloomsbury recensés, l'éditeur va toucher environ 3 000 dollars par titre. Cela représente, avec les frais d'avocat, un dédommagement global de 19 millions de dollars (environ 6,6 millions d'euros). Les versements devraient débuter au cours du second semestre de l'exercice fiscal en cours et les gains seront partagés avec les auteurs concernés.

Parmi les plaignants dédommagés, on retrouve l'éditeur londonien Bloomsbury, connu pour avoir publié la saga Harry Potter, précise The Guardian.

Un contexte de contentieux généralisés

Cet accord s'inscrit dans un ensemble d'actions en justice menées par des ayants droit contre des géants de la tech. Le New York Times a ainsi entamé des poursuites contre OpenAI et Microsoft. En juillet, plusieurs maisons d'édition, dont Hachette, ont de leur côté attaqué Google. Des syndicats du livre ont aussi accusé Meta de piller des œuvres françaises pour alimenter son modèle Llama.

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