Le classement de Shanghai 2026, publié le 15 août, révèle une stabilité pour la France et une progression marquée pour la Chine. Selon les données officielles, la France maintient sa position avec 25 établissements classés, tandis que la Chine voit 13 de ses universités intégrer le top 100, contre 10 l'an dernier.
Une France stable mais discrète dans le top 100
La France conserve sa place dans le classement, mais aucun de ses établissements ne figure dans le top 20. L'Université Paris-Saclay, meilleure française, se classe 15e, suivie de l'Université PSL (21e) et de Sorbonne Université (41e). Ces résultats confirment la tendance des années précédentes, où la France excelle dans les disciplines scientifiques mais reste devancée par les géants anglo-saxons.
Le ministère de l'Enseignement supérieur a salué ces résultats, soulignant que « la France confirme sa présence parmi les grandes nations de la recherche, même si des efforts restent à faire pour hisser davantage d'établissements dans le top 50 ». Cette déclaration, rapportée par Le Monde, reflète la satisfaction mesurée des autorités.
La Chine, nouvelle puissance universitaire
La Chine enregistre une progression significative, avec 13 universités dans le top 100, contre 10 en 2025. L'Université Tsinghua se hisse à la 12e place, et l'Université de Pékin à la 17e. Cette performance s'explique par des investissements massifs dans la recherche et une politique volontariste d'attraction des talents internationaux.
Cette montée en puissance chinoise se vérifie également dans le nombre total d'établissements classés : 82 universités chinoises figurent dans le classement général, un chiffre en hausse constante depuis une décennie.
Un classement dominé par les États-Unis
Les États-Unis restent en tête du classement, avec 8 universités dans le top 10, dont Harvard, Stanford et le MIT. Toutefois, leur hégémonie s'érode légèrement : le nombre d'universités américaines dans le top 100 est passé de 41 à 38 en un an. Cette baisse relative est attribuée à la concurrence accrue de l'Asie.
Le classement de Shanghai, établi par l'université Jiao Tong de Shanghai, évalue les établissements sur des critères tels que le nombre de prix Nobel et de médailles Fields, les publications dans les revues scientifiques de premier plan, et la performance par chercheur. Ces critères favorisent les grandes universités de recherche.
Pour la France, l'enjeu est de maintenir cette dynamique dans un contexte de compétition mondiale accrue. Les universités françaises bénéficient de programmes d'investissement d'avenir, mais doivent encore améliorer leur visibilité internationale et leur attractivité pour les chercheurs étrangers.



