Le silence est leur métier, à quelques exceptions près. Une fois sortis du circuit actif, certains pontes du renseignement acceptent de s'épancher sur leur domaine. Les voilà désormais confrontés au verdict de leurs propres pairs. Ces deux dernières semaines, plusieurs d'entre eux ont livré leurs observations sur notre classement inédit des meilleurs espions européens.
Un exercice qui suscite satisfaction et autocritique
Pour les mieux classés, l'exercice a surtout suscité de la satisfaction. Les moins bien notés optent souvent pour l'autocritique. En filigrane de ces interventions, une obsession : la réputation auprès de leurs confrères.
Dans un domaine aussi opaque que le renseignement, où mesurer publiquement des performances est presque impossible, elle reste l'une des meilleures jauges de la puissance d'une agence.
La réputation, seule mesure fiable
Les réactions recueillies montrent que ce classement, bien qu'inédit, a été pris au sérieux par les intéressés. Les mieux classés affichent leur satisfaction, tandis que les moins bien notés reconnaissent leurs faiblesses.
Cette diversité de réactions illustre l'importance de la perception par les pairs dans un secteur où les résultats concrets sont rarement publics.



