Cyberattaque massive contre le fisc français : 43 millions de déclarations compromises
Cyberattaque massive contre le fisc français : 43 millions de déclarations compromises

La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a été la cible d'une cyberattaque d'une ampleur inédite, révèle Le Point. Selon des sources proches du dossier, les pirates informatiques auraient dérobé environ 43 millions de déclarations d'impôts des contribuables français. Cette intrusion massive, qualifiée d'« affaire majeure » par les observateurs étrangers, constitue l'une des plus importantes fuites de données fiscales jamais enregistrées dans le pays.

Une opération de grande envergure contre les serveurs de la DGFiP

L'attaque, menée par un groupe de cybercriminels, a ciblé les serveurs hébergeant les déclarations de revenus des Français. Les données compromises incluent des informations personnelles sensibles telles que les noms, adresses, numéros de sécurité sociale et montants déclarés. Les enquêteurs estiment que l'opération a été préparée pendant plusieurs mois, avec une phase de reconnaissance approfondie des systèmes informatiques de l'administration fiscale.

Un expert en cybersécurité interrogé par Le Point précise : « Il s'agit d'une attaque d'une sophistication rare, qui a exploité des vulnérabilités multiples dans les systèmes de la DGFiP. Les pirates ont réussi à contourner les pare-feu et les systèmes de détection d'intrusion, ce qui suggère une connaissance approfondie de l'architecture informatique de l'administration. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des conséquences potentielles pour des millions de contribuables

Les 43 millions de déclarations dérobées représentent la quasi-totalité des foyers fiscaux français. Les risques pour les contribuables sont multiples : usurpation d'identité, fraudes bancaires, demandes de crédits frauduleuses ou encore chantage. Les autorités craignent que les données ne soient revendues sur le dark web, où elles pourraient atteindre des sommes importantes.

Le ministère de l'Économie et des Finances a confirmé l'incident dans un communiqué, indiquant que « des mesures immédiates ont été prises pour sécuriser les systèmes et limiter l'impact de cette attaque ». Une cellule de crise a été activée, et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris, confiée à la Brigade de lutte contre la cybercriminalité.

Une réaction internationale et des appels à renforcer la cybersécurité

À l'étranger, l'affaire est qualifiée de « majeure » par plusieurs médias et experts. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a été saisie et pourrait imposer des sanctions à la DGFiP si des manquements à la protection des données sont constatés. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) est également mobilisée pour coordonner la réponse technique.

Les syndicats de la fonction publique ont dénoncé un « sous-investissement chronique » dans la cybersécurité de l'administration fiscale. Un représentant syndical a déclaré : « Nous alertons depuis des années sur la vétusté des systèmes informatiques et le manque de moyens humains pour faire face à des attaques de cette ampleur. Il est urgent de revoir les priorités budgétaires. »

Le gouvernement a promis un plan d'urgence pour renforcer la sécurité des données publiques, avec un investissement supplémentaire de 100 millions d'euros dans les trois prochaines années. Les contribuables concernés seront informés individuellement par courrier et pourront bénéficier d'un accompagnement pour se protéger contre les risques d'usurpation d'identité.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale