Une kitesurfeuse de records
Céline Snaidero, 36 ans, n’en finit pas de repousser les limites de son sport. Détentrice de deux records du monde féminins en kitesurf sans pause et sans assistance, elle a parcouru 401,6 km en 14 heures et 36 minutes le 3 juillet 2026, entre Port-la-Nouvelle et Gruissan. Sur cette distance, 331 km ont été accomplis en seulement 12 heures, pulvérisant les précédents records Guinness qui étaient de 300 km en 12 heures et 387 km en 24 heures.
« C’est mieux que ce que je pensais. Je mange sur l’eau, c’est rare », confie-t-elle. Pour la validation de ses records, elle doit fournir des témoins officiels, une trace GPS et des vidéos. « Mais il y avait un nombreux public, car c’est un spot populaire. »
Le défi Cannes-Calvi
Forte de ces exploits, la Cannoise se lance un nouveau défi : traverser la Méditerranée de Cannes à Calvi en kitesurf, sur un twin-tip. Soit 180 km à réaliser entre 8 et 12 heures, avec un objectif de 9 heures. « Ce serait une première pour une fille ! » s’enthousiasme-t-elle. Une traversée jamais réalisée par une femme.
Le projet, pourtant, nécessite une logistique importante. Un bateau de sécurité est obligatoire pour ce type de traversée. « Aujourd’hui, je cherche toujours un bateau en prêt. J’ai déjà l’équipe. Il me faut un sponsor pour l’essence du bateau ou un partenaire avec un voilier de course. Un budget global de 2 000 euros. Un semi-rigide avec deux moteurs serait parfait. »
Une fenêtre météo cruciale
Céline espère partir cet été ou en septembre, si les conditions météorologiques sont favorables. « Il faut un vent bien orienté du début à la fin. Depuis Cannes, c’est plus compliqué ; la plupart des tentatives se font depuis Saint-Tropez ou Toulon. » La kitesurfeuse croise les doigts pour qu’une fenêtre se présente rapidement.
En parallèle de ses exploits sportifs, elle a fondé en janvier 2026 l’association Endurance Wind Spirit, dédiée à la longue distance en kitesurf, wingfoil, planche à voile et supfoil. « On a l’objectif de regrouper des pratiquants par petits groupes et de les sensibiliser à la sécurité. On les invite à ne pas faire n’importe quoi. » Une façon de démocratiser la discipline et d’encadrer les passionnés.



