Des déclarations polémiques après une défaite épique
Les déclarations d’athlètes à chaud, après une grosse défaite, débouchent parfois sur des sorties malvenues. Battu jeudi en cinq sets (3-6, 5-7, 6-3, 6-2, 6-7) au terme d’un incroyable 2e tour à Roland-Garros par le Français Moïse Kouame (17 ans), Adolfo Daniel Vallejo a ajouté son nom à la liste des disasterclass médiatiques dans pareil contexte.
L'arbitre brésilienne Ana Carvalho aide Moïse Kouame à se relever après sa chute en plein 5e set contre Adolfo Daniel Vallejo jeudi.
Car selon lui, l’arbitre brésilienne Ana Carvalho, qui a officié pendant les 4h56 de ce combat d’anthologie sur terre battue, a eu un impact sur l’issue du match. Dans une interview pour le magazine Clay, le Paraguayen s’est ainsi fendu de propos pour le moins misogynes, pour pointer le manque de « force » de l’arbitre de chaise.
« Kouame a gagné beaucoup de temps »
Il aurait ainsi aimé qu’elle régule davantage le bruyant public du court Suzanne-Lenglen, évidemment acquis à la cause de Moïse Kouame. « Il faut un homme pour arbitrer un tel match, car le public était vraiment excessif, a-t-il ainsi lancé. Il faut beaucoup de force pour affronter la foule, c’est très difficile pour une femme. »
Voilà donc officiellement Vallejo en course pour la « meilleure » décla de mauvais perdant de la quinzaine à Paris. Le numéro 71 mondial pointe aussi le comportement de Moïse Kouame, qui a notamment été relevé par Ana Carvalho après un énorme rallye dans l’ultime manche.
« Je pense qu’il a gagné beaucoup de temps à plusieurs reprises, allongé au sol ou en train de temporiser, estime Vallejo. Dans un match où l’aspect physique compte autant, si on laisse beaucoup de temps à un joueur, il va forcément en profiter. » Et même d’une sacrée manière, au vu du super tie-break d’anthologie remporté par le jeune Français (10-8) pour le premier match en cinq manches de sa si prometteuse carrière.



