Championnats de France de natation : tension entre la Fédération et Montpellier
Natation : le président de la FFN et la Métropole s'opposent

Les Championnats de France de natation, prévus du 14 au 19 juin à Montpellier, sont au cœur d'une polémique. Le président de la Fédération française de natation (FFN), Gilles Sézionale, accuse la Métropole de Montpellier de ne pas avoir honoré ses engagements financiers, tandis que l'élu délégué aux sports, Christian Assaf, rejette ces accusations et donne sa propre version des faits.

Une absence qui coûte cher

L'absence de Léon Marchand, star des Jeux Olympiques de Paris, n'affecte pas seulement les performances sportives. Elle a aussi un impact financier important pour les organisateurs. Selon Gilles Sézionale, plusieurs partenaires institutionnels se seraient retirés au dernier moment, dont la Métropole de Montpellier. Il déplore : "Vu le plateau, c'est un peu facile de prendre le prétexte de Léon pour se désengager. Si on compte les retombées économiques, estimées à 1,6 million d'euros par la FFN, ce n'est pas acceptable."

La réponse de Christian Assaf

Christian Assaf, délégué aux politiques sportives de la Métropole, conteste fermement ces accusations. Il explique : "Je m'inscris en faux. Il n'a jamais été question d'une quelconque subvention de 80 000 euros, ticket d'entrée pour organiser l'événement. Les Championnats en grand bassin nous ont été proposés parce que nous avions dépanné la Fédération en organisant les France en petit bassin." Il ajoute que si une demande avait été faite, elle aurait été examinée et budgétisée. "Je ne suis pas un guichet de banque. J'ai des comptes à rendre à mes concitoyens."

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Des accusations jugées injustes

Christian Assaf estime que la Fédération cherche à faire pression sur la collectivité pour compenser le manque de partenaires privés dû à l'absence de Léon Marchand. "Aujourd'hui, on met la pression sur la collectivité, on l'accuse même, pour retomber sur ses pieds parce que Léon Marchand n'est plus là et qu'il manque des partenaires privés. Ce sont des méthodes nouvelles… C'est d'autant plus injuste que nous avions vu récemment Bernard Dalmon pour lui signifier qu'il n'était pas question de les planter. Nous avons une clause de revoyure."

Un budget sous tension

Le budget de ces championnats s'élève à environ 340 000 euros, sans compter la mise à disposition de l'équipement et de son personnel, que Christian Assaf chiffre entre 50 000 et 80 000 euros selon les heures supplémentaires. Gilles Sézionale promet de combler les éventuels trous financiers avec Bernard Dalmon, président de la Ligue, pour équilibrer le budget si nécessaire.

Cette polémique intervient alors que les Championnats de France s'annoncent comme un événement majeur pour la natation française, malgré l'absence de sa tête d'affiche.

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