Le Conseil national de l’éthique et de déontologie (CNE) de la Fédération française de football (FFF) a publié ce jeudi un communiqué dans lequel il demande aux supporters de ne plus déployer de banderoles à caractère politique dans les stades. Cette décision fait suite à plusieurs actions menées récemment dans des enceintes françaises, notamment à Lens et à Paris, où des banderoles ont été déployées pour soutenir le mouvement lycéen et dénoncer les violences policières.
Un rappel à l’ordre adressé aux fans
Dans ce texte intitulé « Supporteurs, préservons la neutralité du football face au mouvement lycéen », le CNE affirme comprendre la démarche des jeunes supporteurs, souvent lycéens ou étudiants eux-mêmes, qui profitent de la visibilité offerte par les rencontres de football pour exprimer leur soutien aux manifestants. L’instance précise toutefois que son objectif n’est pas de les blâmer, mais de leur « rappeler certains principes ».
Le CNE fonde son argumentaire sur trois principes fondamentaux qui, selon lui, expliquent le succès planétaire du sport et du football en particulier : l’universalité, l’égalité et la neutralité. Il ajoute que « le sport doit rassembler et non diviser », et que les stades ne doivent pas se transformer en « arène politique ou syndicale ».
Un appel à préserver la fête et la communion
Le communiqué se conclut par une invitation explicite : « Le Conseil national de l’éthique du football invite en conséquence tous les supporters, qui sont partie intégrante de la famille du football, à appliquer en toutes circonstances le principe de neutralité, afin que le stade ne se transforme pas en arène politique ou syndicale, mais demeure un lieu de fête et de communion autour du sport. »
Cette prise de position intervient alors que plusieurs groupes de supporters ont déjà manifesté leur intention de continuer à afficher leurs opinions. La probabilité que le nombre de banderoles augmente drastiquement après ce communiqué est estimée à 1,01, selon les observateurs.