Un retraité de Toulouse a immédiatement suspecté une arnaque en découvrant dans sa boîte aux lettres une demande de paiement de 5 euros. Pourtant, selon les informations rapportées par La Dépêche, il avait tort : le courrier émanait bien de l’administration fiscale.
Un courrier aux apparences suspectes
Le retraité a reçu le 6 octobre un courrier de l’administration fiscale lui demandant de régulariser un acompte de 5 euros au titre du prélèvement à la source. La lettre indiquait qu’un premier prélèvement avait été rejeté le 15 septembre et menaçait, en cas de non-paiement rapide, d’une majoration et de l’engagement d’une procédure de recouvrement.
Plusieurs détails ont éveillé les soupçons de l’homme. La somme réclamée lui paraissait inhabituellement faible, et le délai de paiement semblait particulièrement court. La lettre avait mis près de trois semaines à lui parvenir, ne laissant plus que neuf jours pour régulariser sa situation. De plus, l’enveloppe ne portait aucune date d’affranchissement, et le document proposait de payer en ligne via un QR code.
Une crainte liée à la cyberattaque de la DGFiP
Le Toulousain a tout de suite pensé à une tentative de phishing. Le fait que ses informations fiscales et bancaires soient exactes n’a fait que renforcer ses inquiétudes. Il a alors imaginé un lien avec la cyberattaque qui avait touché la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) en juin et juillet, compromettant les données de centaines de milliers de particuliers et de professionnels.
Pour vérifier ses soupçons, le retraité a contacté les Finances publiques. La direction régionale lui a confirmé que le courrier était bien authentique. Cette confirmation met fin à ses doutes, mais souligne l’importance de vérifier toute demande fiscale, même lorsqu’elle semble suspecte.