BNP Paribas Primrose : les secrets des night sessions à Bordeaux
BNP Paribas Primrose : les coulisses des night sessions

Avant que la pluie ne chamboule le programme jeudi 14 mai, le BNP Paribas Primrose devait accueillir pour la première fois cette année quatre matchs en nocturne. Plongée dans une atmosphère bien particulière.

Comment sont choisies les affiches des night sessions ?

« Je décide en fonction de la renommée des joueurs, forcément », explique Jean-Baptiste Perlant, le directeur du tournoi. Mais il doit aussi tenir compte de leur avis. Pour le deuxième match en nocturne de la semaine, mercredi 13 mai à 20 heures, son souhait initial était de programmer Grigor Dimitrov, dont l’élégance, le revers à une main et le jeu en général sont un régal pour les yeux. Mais le Bulgare, dont la présence à Bordeaux constituait un événement, « ne voulait absolument pas jouer en night session » pour son premier tour. À la place, le public du central a eu droit à un bras de fer de très bonne facture entre Juan Manuel Cerundolo et Luca Van Assche, vainqueur de Roland-Garros juniors en 2021.

Même le face-à-face du début d’après-midi n’aurait pas dépareillé en rencontre vedette à la tombée de la nuit, tellement le local de l’étape, Pierre Delage (743e à l’ATP), licencié à la Villa Primrose, a fait vibrer la foule, passant à un souffle de l’exploit contre Roman Andres Burruchaga (56e).

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« Bien concentrés »

Programmer un Français le soir, c’est le succès assuré, comme mardi, avec la confrontation à rebondissements entre Hugo Gaston et Alexander Shevchenko. « Il y avait une ambiance incroyable, rapporte Alexia, qui joue au club de Caudéran. Ça criait dès qu’il y avait un bon point. C’était Roland-Garros à Bordeaux. » Toutefois, quand on aime ce sport, le chauvinisme passe au second plan. « J’ai bien aimé Shevchenko, remarque Vincent, un ex-15. C’était une belle découverte. »

Arthur, du club du Bouscat, décrit avec justesse l’atmosphère particulière qui règne lors de ces night sessions, qui devaient être au nombre de quatre cette année (1), contre trois en 2025 et deux lors de leur instauration en 2024. Croiser des spectateurs avec des verres à pied dans la file d’attente décontractée qui serpente dans les allées, déjà, ce n’est pas banal. « Le fait qu’il y ait un match unique oblige les gens à être focus sur le match, bien concentrés », analyse ce passionné classé 30. La terre battue est encore plus belle sous l’effet de l’éclairage.

Reportée en matinée

Une réserve est remontée en plein match mercredi soir. Cerundolo, à un moment où les deux adversaires étaient au coude à coude, est intervenu auprès de l’arbitre de chaise pour signaler une gêne visuelle, trouvant le tableau d’affichage « trop brillant ». Van Assche, quelques jeux plus tard, a repris la remarque à son compte. Cet écran géant est rétroéclairé afin que les scores soient parfaitement visibles en plein jour. Quand l’obscurité devient maximale, le contraste est naturellement plus important. L’image, au demeurant, est magnifique. Faudrait-il cependant réduire la luminosité ? « Je suis plutôt fier de cet écran, note Jean-Baptiste Perlant. Je n’avais pas entendu de commentaires négatifs l’an dernier. On essaiera d’y réfléchir pour la prochaine. »

« On y va comme on va au théâtre le soir. C’est une expérience », ajoute le directeur. (1) En raison de la pluie, le match en nocturne du 14 mai, Rinderknech-Damm, a été reporté à 10 h 30 ce vendredi, en ouverture de programme. Le billet pour cette night session reste valable pour ce match.

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