Belkacem Benhammou, raseteur aguerri, se confie sur ses préférences et ses aspirations. Il prodigue également des conseils aux novices. Confiant et optimiste, il aborde la prochaine saison taurine avec détermination.
Un palmarès impressionnant
Belkacem Benhammou sera l'un des hommes en blanc qui feront vibrer les Beaucairois dans leurs arènes durant la saison taurine 2026. Pratiquement remis d'une sérieuse blessure à l'avant-bras, il participe actuellement aux courses des Trophées avenir et honneur. Il énumère ses succès : « J'ai gagné la finale de ligue en 2017, j'ai été vice-champion de France en 2021 et enfin champion de France en 2022. »
La cocarde d'or, un rêve inassouvi
La distinction qui le fait rêver est sans conteste la cocarde d'or, qu'il compare au Ballon d'or pour le football. Elle lui rappelle « son meilleur souvenir et sa plus grande désillusion » : « J'ai été tout près de l'avoir en 2023. Je l'ai touchée mais elle m'a échappé. »
Le taureau idéal selon Benhammou
Interrogé sur le type de taureau qu'il préfère affronter, il répond : « J'ai eu la chance de former un duo avec Timoko, de la manade Lautier. J'ai apprécié sa grande anticipation, ses nombreuses finitions à la barrière, il frappait très fort, à la limite de casser la planche. C'est un taureau imposant et unique, puisqu'il est noir et blanc ! Il m'a accompagné longtemps durant ma carrière et c'est le type de taureau qui me correspond. »
Une passion née dans l'enfance
Pour lui, la course camarguaise est un sport solitaire, « même si on a des affinités avec les autres compétiteurs. Il n'y a qu'une place de premier. La seule complicité possible, c'est avec son tourneur. » Cette prise de risque en solitaire n'entrave pas sa fièvre pour la course camarguaise. Blessé sérieusement à de nombreuses reprises, dont au moins une fois avec un pronostic vital engagé, il a rendossé le costume blanc dès que possible pour retrouver l'adrénaline toujours au rendez-vous. Fils d'un ancien razeteur des Salin-de-Giraud, il a approché les taureaux dès son plus jeune âge en tant qu'attrapaïre et a cultivé l'amour de l'animal comme du combat.
Ses modèles et ses arènes de prédilection
Même s'il voue une admiration à Christian Chaumel, il désigne sans hésitation Sabri Allouani comme son raseteur favori. « Il partage avec Chaumel le plus grand palmarès et avec moi les origines maghrébines, il me fait rêver. » Depuis que sa carrière a décollé à 19 ans, quand il a remporté la finale des Tao aux Saintes-Maries-de-la-Mer et a été élu meilleur raseteur de la saison, il a foulé un nombre impressionnant de pistes. De toutes celles où il a risqué sa vie, assouvi sa passion et régalé les spectateurs, c'est celle d'Arles qui l'enflamme : « C'est tellement impressionnant, c'est presque mythique, on ressent encore plus la pression du public au milieu de ces arènes historiques. » Souriant et en pleine forme, il s'apprête à se distinguer sur celle de Beaucaire.



