Baseball : le manager de Rouen critique le recrutement d'étrangers, tollé à La Rochelle
Baseball : Rouen critiqué pour ses propos sur les étrangers

Dans une interview au journal « Paris Normandie », Quentin Becquey, le manager des Huskies de Rouen, a vivement critiqué les clubs de D1 de baseball qui recrutent selon lui trop de joueurs étrangers. Cette prise de parole a suscité une vive réaction du côté de La Rochelle, notamment de Pascal Régnier, président des Boucaniers.

Une polémique qui agite le baseball français

Les propos de Quentin Becquey, manager des doubles champions de France en titre, ont fait l'effet d'un pavé dans la mare. Après les matchs des 9 et 10 mai à Port-Neuf, les dirigeants rochelais avaient déjà été surpris par l'attitude des Rouennais, qui n'avaient pas commandé leurs paniers repas au comptoir des Boucaniers. Trois jours plus tard, le 13 mai 2026, Becquey s'expliquait dans la presse : « Des clubs se plaignent que les équipes qu'ils reçoivent ne participent pas à leur vie. Mais moi, je refuse de financer des politiques de recrutement tournées vers l'étranger. Cela n'a aucun sens. Plus de joueurs étrangers, c'est moins de joueurs formés localement et moins de formation. Si les clubs ont besoin de dix étrangers pour être compétitifs, c'est une vraie inquiétude pour le développement de notre sport. »

La réponse de Pascal Régnier

Après un temps de réflexion, Pascal Régnier a réagi avec fermeté. « Rouen est un club qui m'inspire, avec son palmarès, son expérience, son expertise. Mais quand on est champion, il faut avoir une forme d'humilité. Ces déclarations sont en contradiction avec la façon dont on doit se comporter entre clubs de D1. » Il regrette que Becquey n'ait pas abordé le sujet directement avec lui. « Il aurait dû nous en parler avant. Je ne comprends pas pourquoi il se sert de ce prétexte. Quentin est intelligent, mais il porte un jugement sur d'autres clubs sans connaître leur histoire. »

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La question des joueurs formés localement

Chaque club s'organise selon son parcours et ses moyens. Les Boucaniers misent aussi sur de jeunes lanceurs français. « C'est vrai, Rouen a des étrangers, mais aussi plus de joueurs français que nous. Mais qu'est-ce qu'être étranger ? Nous privilégions ceux qui s'installent à La Rochelle, comme Forrest Crawford, Wilce Nieves ou Daniel Rosell, qui sont chez nous depuis cinq ou dix ans. Ils travaillent ici, certains ont fondé une famille. » Pascal Régnier rappelle que son club a été précurseur pour donner plus de temps de jeu aux joueurs formés localement. « On pourrait envisager qu'ils soient sur le monticule 9 manches par week-end au lieu de 7 », conclut-il, appelant à un débat constructif plutôt qu'à une polémique.

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