Une aventure solidaire en joëlette pour Élisabeth et Isaac dans l'Hérault
Aventure solidaire en joëlette pour Élisabeth et Isaac

Une aventure humaine et sportive en joëlette dans l'Hérault

Dans le cadre du projet "Je peux pas, j'ai joëlette !" porté par le comité des sports, une équipe de coureurs solidaires a pris le départ du trail des Terrasses du Lodévois, dans l'Hérault, le samedi 11 avril. Cette participation marque une nouvelle étape cruciale dans la préparation de leur objectif ambitieux : participer à la Diagonale des Fous en 2027, sur l'île de La Réunion.

Onze coureurs unis autour d'Élisabeth et Isaac

Samuel Bocher, le président du comité des sports, souligne la particularité de cette aventure : "Il y a des courses où l'on regarde le chrono et puis il y a celles où l'on regarde les visages. Au trail des Terrasses du Lodévois, ils étaient onze à pousser, tirer, porter, s'ajuster. Onze à ne faire qu'un autour d'une joëlette pour nos deux 'Autrement Capables', Élisabeth et Isaac. Deux regards, deux sourires, deux façons de vivre la même aventure."

Dès les premiers mètres au départ de Celles, le collectif, qui accueille de nouveaux porteurs, se met en place. Très rapidement, l'effort devient partagé et se transforme en un lien puissant entre tous les participants.

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Un parcours exigeant et des paysages à couper le souffle

Samuel Bocher décrit avec émotion le parcours : "Sur les hauteurs du lac du Salagou, les ruffes rouges défilent sous les roues. Le paysage est brut, typique et presque irréel. Élisabeth en profite pleinement. Autour d'elle, certains découvrent. Les gestes ne sont pas encore parfaitement coordonnés, les mains cherchent leur place, les appuis hésitent parfois. Mais peu importe. L'essentiel est ailleurs, dans cette volonté commune d'avancer ensemble."

Puis, au hameau du Puech, vient le passage de relais. Isaac prend place, retrouvant une partie du groupe qui l'avait déjà accompagné au trail de la Cité de Pierre. La machine collective repart avec toujours cette bonne humeur caractéristique et inhérente à la pratique de la joëlette.

La force du collectif face à la fatigue

La seconde partie du parcours reste particulièrement exigeante. "Les corps fatiguent, les épaules tirent, les jambes brûlent, mais personne ne lâche, poursuit Samuel Bocher. Parce qu'ici, chaque pas est porté par les autres."

Et puis arrive l'arrivée à Lodève, toujours empreinte de la même magie : "On soulève la joëlette, on chante et les sourires éclairent nos visages. On ne franchit pas une ligne, on termine une aventure, ensemble. Dans cette course-là, il n'y a ni classement, ni record à battre. Il y a des instants à vivre, des regards à croiser, des efforts à offrir."

Le président du comité des sports conclut avec profondeur : "Parce qu'au fond, la joëlette ne change pas seulement la manière de courir. Elle change la raison pour laquelle on court." Cette aventure démontre magnifiquement comment le sport adapté peut transcender les limites et créer des liens humains exceptionnels.

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