Le combattant de MMA français Ciryl Gane, qui s'apprête à combattre à la Maison Blanche lors de l'UFC Freedom 250, affirme faire abstraction de l'aspect politique de la soirée organisée pour l'anniversaire de Donald Trump et veut surtout profiter de la vitrine offerte par l'événement. Sept mois après son combat arrêté contre Tom Aspinall pour la ceinture des poids lourds de l'UFC, Bon Gamin affronte le 14 juin prochain la star brésilienne Alex Pereira, monté de la catégorie inférieure, pour le titre intérimaire.
Un combat pour la ceinture intérimaire
Interrogé sur l'importance de ce combat pour sa carrière, Ciryl Gane a déclaré : « C'est vrai que ce n'est pas la ceinture incontestée mais elle a une saveur de ceinture incontestée. Elle a une saveur de grandeur, surtout par rapport à l'événement, par rapport au champion que j'affronte. C'est pour ça qu'on est vraiment concentrés sur l'événement, sur l'ampleur de l'événement, sur l'ampleur du champion qu'on va affronter. Cette ceinture-là, ce sera la ceinture intérimaire, mais elle voudra dire un peu plus quand même. »
La frustration du dernier combat évacuée rapidement
À propos de la frustration liée à son dernier combat arrêté, Gane a expliqué : « Ça a été très rapide. C'était surtout décevant de ne pas aller au terme. En plus, le combat se passait bien, il y avait beaucoup d'enjeux et il y avait eu beaucoup de préparation et de sacrifices en amont. Du coup, il y a eu une frustration. J'étais comme un petit garçon qui avait besoin d'évacuer ses émotions. Mais après ça, je suis rentré voir ma femme et mes enfants. J'étais en bonne santé. Je me suis dit : Tout va bien. Et la semaine d'après, j'étais de retour à l'entraînement. »
Face à Alex Pereira, un favori ?
Interrogé sur son statut de favori face à Alex Pereira, qui dispute son premier combat chez les lourds, Gane a répondu : « Pour moi, c'est toujours la même chose. Je prépare tous mes combats de la même manière. Je monte dans la cage toujours de la même manière, en me disant que tout peut arriver. C'est du 50-50. Maintenant, je suis conscient que c'est ma catégorie de prédilection et que ce n'est pas la sienne. Même si je sais qu'il a une facilité à venir chez les lourds. Je pense que ce sera un très bel athlète en poids lourd également. Je vois beaucoup de gens parler de physique, qu'il serait un peu gras… En heavyweight, tout le monde n'a pas d'abdos et ce n'est pas pour autant que les gars ne sont pas méchants. Donc ça ne veut absolument rien dire. »
Une rencontre avec Donald Trump à la Maison Blanche
Ciryl Gane s'est rendu à la Maison Blanche il y a quelques semaines et a même posé avec Donald Trump dans le Bureau ovale. Il a décrit cette expérience : « C'était étrange comme sentiment. On a l'habitude, grâce à notre métier, de faire de grandes choses. Mais c'est vrai que c'était assez spécial parce qu'on sait que tout le monde n'a pas accès à cet endroit-là. C'était un sentiment un peu irréel de partir de France, d'arriver dans le bureau (de Donald Trump) le lendemain et de me dire que les gens du monde entier allaient me regarder derrière lui. C'était drôle. »
La dimension politique de l'événement
L'événement, organisé à la Maison Blanche le jour de l'anniversaire de Donald Trump et pour célébrer les 250 ans des États-Unis, porte forcément une dimension politique. Gane a commenté : « Je n'ai pas d'autre choix que de faire abstraction (de l'aspect politique). Je ne suis pas quelqu'un qui se place politiquement parlant. Mais dans tout ce qui est lié à la politique, je pense qu'il y a toujours de la récupération. Une ou deux fois, on a fait de la récupération avec moi, que ce soit dans la politique ou ailleurs. Que j'aille à gauche, à droite, etc. Je passe dans un restaurant, je mange, on me demande une petite photo… C'est toujours de la récupération. (Cet événement) est une très belle vitrine pour le MMA donc on se doit de jouer le jeu. On n'est pas du tout dans de la politique (mais) on a cette chance d'être exposé aux yeux du monde, on doit la saisir. »



