UBB : supporters en extase après la victoire face au Leinster
UBB : supporters en extase après la victoire face au Leinster

Les joueurs de l'UBB n'ont plus grand-chose à prouver aux yeux de leurs fans. Au lendemain de leur victoire face au Leinster, tous les supporters avaient leur raison de les remercier, du centre-ville jusqu'à la cérémonie à Chaban. Photo de famille version 2026.

Une foule en liesse

Les premiers irréductibles sont déjà devant le bus, garé en plein triangle d'or, ce dimanche 24 mai. La veille, certains les regardaient encore sur écran géant, à Chaban, ou carrément à Bilbao. Comme ce jeune supporter avec un drapeau du Leinster noué autour du cou, sûrement troqué la veille avec des Irlandais dans les rues basques. Mais ce dimanche, ils se sont tous retrouvés au même endroit, en cœur de ville, avant de rejoindre l'antre de l'UBB pour une cérémonie à la maison. Une journée à attendre leurs joueurs, à les acclamer, les suivre, eux, leurs « héros ».

Chacun son champion

« Choisir le meilleur joueur ? » Impossible pour Annaé et son père Fabien. « Pas envie », sourit la jeune femme. « Je les suis tous sur les réseaux de toute façon. Sur Insta, sur TikTok… Je connais tout. » Les contenus, les vidéos, les coulisses, les entraînements aussi. Un peu de leurs vies. « Loulou, c'est vraiment notre chouchou », souffle-t-elle, à propos de Louis Bielle-Biarrey. « Il est parfait. Il est beau, il est charismatique… Et il court tellement vite, c'est une fusée. » « Un TGV », soufflent d'autres, autour du bus à impériale qui attend les joueurs. « LBB », le « chouchou » des fans.

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Le père sourit devant l'enthousiasme de sa fille. Mais son regard à lui est ailleurs. Plus rugby. « Depuis le temps qu'on les suit, on voit à quel point ils ont progressé. Jalibert par exemple, c'est énorme comment il a évolué, son jeu est propre, il nous surprend… Aujourd'hui, il n'a plus rien à prouver. Des gars comme lui, comme Penaud, LBB, il faut pas qu'ils quittent le club. »

« Je les suis tous sur les réseaux de toute façon. Sur Insta, sur TikTok… Je connais tout », confie Mathéo, accroché à une barrière. « On en croise parfois à Chaban avant les matchs, mais là c'est différent. C'est des champions qu'on attend. » Derrière les performances, le jeune homme raconte surtout une équipe qui a conquis tout son groupe d'amis, des vingtenaires. « Avec ma copine, on suit tout ensemble maintenant. On connaît tous les joueurs, on commente ensemble. Penaud nous fait marrer, nous surprend. LBB a un côté chien fou, il court partout, il tente tout… Ils sont super complémentaires. » Comme une bande de potes qu'on regarde grandir depuis plusieurs saisons. Mais son préféré à lui ne souffre d'aucune hésitation : « Lucu, évidemment. »

Consensus Lucu

Le capitaine de l'UBB déclenche quelque chose de particulier chez les fans. Pas forcément le plus spectaculaire. Pas forcément le plus « star » non plus. Quelques mètres plus loin, Jean-Pierre a apporté un drapeau basque pour « que Maxime le voie ». Supporter du Biarritz Olympique « et de l'UBB », il parle de Lucu comme d'un proche. « On le connaissait déjà du Pays basque, de Saint-Pée-sur-Nivelle, de Biarritz… Maintenant c'est notre capitaine. »

Sa voix change légèrement quand il décrit le demi d'ouverture. « Il est discret, humble, gentil… C'est la force tranquille du groupe. » Et surtout, dit-il, « il fédère tout le monde ». Le supporter basco-girondin regrette aussi certaines critiques subies par le joueur en équipe de France. « Au club en tout cas, personne ne doute de lui. C'est simple : c'est un Monsieur, un vrai Monsieur. »

« C'est là qu'on reconnaît les vrais champions, ils sont humbles », ajoute Laurence, arrivée à Bordeaux depuis Montréal il y a deux ans. Pour elle, il y a ici quelque chose qu'elle connaissait déjà dans le hockey. « À Montréal aussi il y a cet engouement derrière une équipe, c'est rare. Et ici à Bordeaux, on retrouve exactement ça. » Son compagnon, ancien joueur de rugby, insiste surtout sur un autre point : « Ils sont accessibles. » Pour eux, c'est même ce qui distingue cette génération UBB. « On fréquentait un peu le club-house. On en croisait certains. Ils sont vraiment sympas, gentils, accessibles, sans le melon. » Elle acquiesce immédiatement. « Et ça, c'est important. C'est là qu'on reconnaît les vrais champions, ils sont humbles. »

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Parce que vous le valez bien

Après la parade et le passage à l'hôtel de ville, les joueurs et le staff avaient donné rendez-vous à leurs fans à la maison. À Chaban. Comment le faire ailleurs ? Une fiesta spéciale UBB en grande pompe. « Ils sont tous géniaux. J'avoue que mon coup de cœur, c'est Big Ben [Tameifuna, NDLR] », dit Maria. Rang 21, siège 104, le soleil brûlant ne l'a pas empêchée de venir ici. Une façon de dire merci, de prolonger les festivités aussi. « Quand il rentre sur le terrain, on sent que le jeu change. Après, j'avoue que moi si je jouais, il m'arrive devant, je lui donne la balle et je lui dis merci. » Sincère.

Défilé des joueurs, show pyrotechnique… Rien n'arrête les applaudissements. « Vous avez toujours été là pour nous », lance Maxime Lucu au micro. « Aujourd'hui, vous êtes encore présents. On peut compter sur vous, merci beaucoup. » Et cela tombe bien, il y a encore quelques matchs à jouer pour fêter, peut-être bientôt, une toute autre victoire.