Thomas Ramos : La soif de victoire du Stade Toulousain avant le quart de finale contre l'UBB
À l'image de leur arrière Thomas Ramos, les joueurs du Stade Toulousain nourrissent une ambition claire : faire mieux dimanche en quart de finale à Chaban-Delmas que lors de la demi-finale perdue à Bordeaux la saison dernière. Une habitude bien ancrée au sein du club, avant les rencontres majeures, particulièrement en Champions Cup, les cadres sont envoyés devant les micros pour partager l'état d'esprit de l'équipe.
Un match au niveau international
À trois jours de l'affrontement sur le terrain de l'Union Bordeaux-Bègles, Thomas Ramos est venu expliquer la soif de victoire des Rouge et Noir. « Tous les joueurs ont envie de disputer des matchs comme celui-là, en phase finale face à une belle équipe. Il nous tarde », confie-t-il. En référence à la dernière prestation à Bordeaux, une défaite 44-20 marquée par un temps de jeu effectif supérieur à 40 minutes, il anticipe un match qui se rapprochera des standards internationaux. « On sait que quand on joue cette compétition, il faut un supplément d'âme. Sur les entraînements, en tout cas, l'énergie et la concentration sont bonnes ».
Une impatience renforcée par l'absence passée
L'an dernier, Thomas Ramos a manqué la demi-finale sur blessure, une absence qui a accru son impatience. « J'étais déçu de ne pas pouvoir participer. Quand tu ne joues pas, tu as les boules, et quand tu perds, tu les as encore plus », avoue-t-il. Il a fallu quelques jours pour digérer cette frustration, mais le parcours des Bordelais, méritant selon lui, a permis de tourner la page. « J'ai pu me reconcentrer ensuite pour aller chercher un nouveau titre en Top 14. C'était ma façon d'évacuer la frustration ».
La connaissance mutuelle et la possibilité de surprise
Les deux équipes se connaissent très bien, s'affrontant régulièrement en Top 14 et lors des phases finales. « Chaque staff analyse les moindres faits et gestes des défenses ou attaques adverses », note Ramos. Malgré cela, des ajustements subtils sur les lancements ou les stratégies peuvent encore surprendre l'adversaire. « Mais les joueurs restent les mêmes. On connaît les points forts et faibles de chacun ».
L'expérience du quart de finale à Toulon
L'an dernier, en quarts de finale, le Stade Toulousain a remporté une victoire serrée à Toulon (18-21). « C'était un match très tendu, serré, âpre, notamment devant avec un adversaire totalement différent de ce qu'on va rencontrer ce week-end », rappelle Ramos. Il ne pense pas que le match de dimanche se jouera sur les mêmes aspects, mais cette expérience rappelle la capacité à tenir contre une équipe évoluant devant son public. « Cette fois, on va à Chaban, un stade où il faut reconnaître qu'il y a une sacrée ambiance. C'est toujours particulier de jouer devant 33 000 personnes. Il va falloir rester soudés et serrés ».
La montée en puissance de l'UBB et la rivalité
Thomas Ramos observe la progression de l'Union Bordeaux-Bègles depuis quelques années. « Quand tu habitues un groupe à jouer des phases finales, tu arrives à décrocher un titre », analyse-t-il. Il préfère se concentrer sur le comportement de son équipe, mais reconnaît la qualité des joueurs adverses. « Sans savoir comment ils fonctionnent en interne, ils ont un très bon groupe, qui s'entend bien ». Cette rivalité, qui va crescendo, est perçue positivement. « Avoir des équipes qui veulent nous battre, être meilleurs que nous, ça nous permet de ne pas nous reposer sur nos lauriers ». Il nuance cependant : « On invente beaucoup de rivalités dans le rugby, je nous considère plus comme des adversaires ». Malgré la défaite de l'an dernier, il garde un regard respectueux, notamment envers des amis comme Damian Penaud. « Ils le méritaient, et basta, on passe à autre chose. Peut-être que ce match arrive trop tôt, mais on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. On se déplace chez un gros, il faudra être présent ».
Le duel de charnière : Lucu - Jalibert contre Dupont - Ntamack
Le match mettra en lumière un duel de charnière entre Lucu - Jalibert et Dupont - Ntamack. Thomas Ramos exprime une lassitude face aux comparaisons incessantes. « Ça fait six, sept ans qu'on compare Romain et Matthieu. Pfff… Moi, ça me soûlerait », lance-t-il. Il rappelle que le rugby français s'est longtemps plaint de ne pas avoir de grands joueurs à l'ouverture, et maintenant qu'il en a deux, les comparaisons persistent. « Il faut juste les laisser jouer. Profitons d'avoir de bons numéros 10 en France plutôt que de vouloir envoyer une pique à l'un ou l'autre ».



