Au moins cinq personnes ont été tuées dimanche en Ukraine lors d'une nouvelle salve de frappes russes. Dans la région de Dnipropetrovsk, à l'est du pays, deux personnes ont perdu la vie, ont annoncé les autorités régionales. Les régions méridionales de Zaporijjia et de Kherson ont également été touchées, avec au moins un décès chacune, selon les gouverneurs locaux. À Kharkiv, dans le nord, une frappe a détruit un centre de tri postal, tuant un employé de Nova Pochta, a confirmé l'opérateur postal ukrainien. Ces attaques montrent que les civils et les infrastructures essentielles restent régulièrement pris pour cible, alors que le conflit dure depuis plus de quatre ans.
Neuf morts en Russie
Côté russe, le bilan est encore plus lourd. Les autorités locales ont annoncé dimanche qu'au moins neuf personnes avaient été tuées dans des frappes ukrainiennes combinant drones et artillerie. Les régions touchées couvrent un large périmètre : Belgorod, dans l'ouest, Saratov, dans le sud-ouest, et l'Oudmourtie, dans le centre du pays. Cette dernière région se trouve à plus de 1 000 kilomètres du front, une distance qui illustre la capacité des forces ukrainiennes à frapper en profondeur. Le ministère russe de la Défense a en outre déclaré que 635 drones ukrainiens avaient été abattus au cours de la nuit de samedi à dimanche au-dessus de plusieurs régions et de la Crimée annexée, un chiffre qui, s'il est confirmé, représenterait l'une des plus importantes vagues de drones interceptées depuis le début du conflit.
Une escalade des frappes à longue portée
Ces bilans ne sont pas des événements isolés. Depuis des mois, l'Ukraine et la Russie font monter en puissance leurs frappes à longue portée, avec un nombre croissant de victimes. Plus de quatre ans après le début de la guerre, chaque camp cherche à affaiblir l'autre en ciblant des infrastructures stratégiques situées loin des zones de combat. Les récentes semaines ont été marquées par une multiplication des attaques ukrainiennes contre des sites civils et économiques en Russie.
Parmi les cibles visées figurent des raffineries et des dépôts de pétrole, des entrepôts du géant du e-commerce Wildberries, ainsi que des navires cargo évoluant en mer Noire. La Russie, de son côté, poursuit ses bombardements sur les villes ukrainiennes, comme en attestent les frappes meurtrières de ce dimanche. Ce week-end, les violences ont commencé dès samedi soir avec une vague de drones, et un précédent point de situation faisait déjà état de huit morts en Russie. En juillet, un record de missiles tirés avait été atteint, et l'Ukraine avait coulé un navire de l'agence atomique, des événements qui préfiguraient cette escalade.
Des civils en première ligne
Les frappes des dernières 24 heures rappellent que les civils paient un lourd tribut. À Kharkiv, un employé des postes a été tué alors que son centre de tri était détruit. En Russie, les victimes de Belgorod, Saratov et de l'Oudmourtie, dont plusieurs se trouvaient à plus de 1 000 kilomètres du front, montrent que la guerre s'est étendue bien au-delà des lignes de confrontation. Les autorités locales, confrontées à ces nouvelles menaces, appellent régulièrement les habitants à la prudence.
Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, les frappes croisées sont devenues une caractéristique centrale du conflit. Chaque camp veut prouver qu'il peut atteindre des cibles profondes dans le territoire ennemi. Dimanche, la Russie a affirmé avoir abattu 635 drones, un chiffre qui montre l'ampleur des offensives aériennes. Les prochains jours pourraient être décisifs, alors qu'aucun signe d'apaisement n'apparaît à l'horizon. La communauté internationale reste impuissante face à cette spirale de violence, et les bilans humains continuent de s'alourdir.



