Le SU Agen arrache une victoire cruciale face à Biarritz en Pro D2
Le SU Agen a remporté une victoire essentielle mais laborieuse face au Biarritz Olympique ce jeudi soir, sur le score de 26 à 7. Avec seulement 40% de possession de balle, les Agenais ont dépensé une énergie considérable en défense, ce qui leur a fait défaut en attaque. Cette performance, bien que perfectible, leur permet de rester en lice pour la qualification aux phases finales de Pro D2.
Une victoire moche mais vitale pour les ambitions agenaises
Depuis leur défaite contre le leader Vannes (22-49), le SU Agen est entré en mode phases finales, abordant chaque match comme une finale. Dans ce contexte, l'équipe de Mauricio Reggiardo s'accommode parfaitement de gagner sans être bons, comme l'a illustré la soirée de jeudi. Six jours après leur succès bonifié à Aurillac (21-38), les hommes de Reggiardo ont doublé la mise contre des Biarrots qui luttent pour leur survie en Pro D2.
Ces 10 points glanés en deux matchs maintiennent le SU Agen en vie dans la course à la qualification. Je retiens d'abord les 5 points, a confirmé Guillaume Jan, l'entraîneur des trois-quarts. On voulait absolument gagner pour rester dans la course et essayer de faire quelque chose à Oyonnax, où on aura un match déterminant pour la suite.
Une question d'énergie et de philosophie de jeu
Face à des Basques animés par l'énergie du désespoir, les Agenais semblaient pourtant en mesure de passer une soirée tranquille en menant 21-0 après 32 minutes. La première demi-heure est vraiment très intéressante et consistante, a insisté Guillaume Jan. Mais je regrette ce ballon porté mal négocié dans l'en-but qui aurait pu nous permettre de plier le match.
Le principal problème des Agenais a été leur faible possession (40%), les obligeant à une défense énergivore. On a dépensé beaucoup d'énergie à défendre et on a eu du mal à en retrouver pour attaquer, a plaidé l'entraîneur. Cette philosophie de jeu fait du SU Agen l'équipe jouant le moins au pied de la division, une approche qui les a mis sous pression en début de seconde période.
Un groupe animé par la flamme de la qualification
Moins pétillants que lors des matchs précédents, les Agenais ont malgré tout conservé la flamme nécessaire pour forcer leur destin. À trois minutes de la sirène, ils ont arraché un huitième bonus offensif de la saison. C'est un groupe qui est animé, a confirmé Guillaume Jan. Malgré les départs en fin de saison, c'est un groupe qui s'aime bien et qui a envie de continuer le plus loin possible.
Cette mentalité représente déjà une petite victoire quand on se souvient qu'à la même période la saison dernière, les Agenais luttaient pour le maintien en Pro D2. Se battre pour quelque chose sur ces dernières journées, plutôt que d'être dans un ventre mou où il n'y a pas d'enjeu, c'est ce qui anime l'équipe, a martelé l'entraîneur.
Le choc décisif à Oyonnax se profile
Le rendez-vous est maintenant pris pour vendredi à Oyonnax (21 heures), un match crucial pour les ambitions agenaises. C'est un pseudo-match de phases finales, a analysé Guillaume Jan. S'ils nous battent, on ne les rattrapera pas. Si on les bat, on peut encore espérer nous battre jusqu'au bout. Mais qu'est-ce qu'on a à perdre ? Pas grand-chose.
Sur le plan médical, le capitaine Peyo Muscarditz a été touché au biceps, mais ce n'est rien de grave, a priori, selon l'entraîneur. Il devrait être disponible pour le déplacement à Oyonnax, tout comme Valentin Gayraud, forfait contre Biarritz après une alerte au genou.



