Les relations entre le Nissa Rugby et la municipalité de Nice se sont à nouveau distendues, selon des informations recueillies par Nice-Matin. Alors que le club doit passer en appel la semaine prochaine après avoir appris sa rétrogradation administrative en Fédérale, les discussions avec la Ville sont au point mort. L'enthousiasme suscité par la nomination de Jean-Pierre Rivère, ex-président de l'OGC Nice et conseiller spécial du maire Éric Ciotti, il y a une semaine, a laissé place à des désaccords persistants sur le niveau d'engagement financier de la collectivité.
Un espoir de courte durée
Le 24 juillet, la direction du Nissa Rugby avait pris connaissance de la décision de l'Autorité de régulation (A2R) de reléguer le club en Fédérale en raison de déficits budgétaires pour la saison à venir en Pro D2. Le club avait annoncé faire appel, saluant dans la foulée la mission confiée à Jean-Pierre Rivère par la Ville pour « accompagner les réflexions sur l'avenir du rugby niçois ». Selon le club, les premières discussions avaient été fructueuses, redonnant espoir. Mais lors des derniers échanges, la Ville a confirmé ses positions initiales, limitant son investissement financier. Aucun point d'entente n'a été trouvé à ce jour, alors que la date de l'appel se rapproche.
Les joueurs lancent un cri d'alarme
Ce jeudi 30 juillet, les joueurs du Nissa Rugby ont publié un communiqué commun sur leurs réseaux sociaux, exprimant leur peur. « Aujourd'hui, nous avons peur. Peur que, dans quelques jours, tout s'arrête. Peur de devoir annoncer à nos familles que nous devons partir, parfois en urgence, parfois sans savoir où nous jouerons demain », ont-ils écrit. Ils appellent toutes les personnes pouvant agir à se réunir pour éviter la disparition du club. « Nous ne cherchons ni responsables, ni polémiques. Nous lançons simplement un appel », ont-ils ajouté.
Les enjeux financiers du dossier
Le montant de la caution initiale exigée par l’A2R s’élevait à 4,6 millions d’euros, dont 2,5 millions apportés par l’actionnaire. Il manque donc environ 2 millions d’euros. Cette somme est liée au projet de construction d’une tribune d’hospitalités de 1 400 places, destinée à générer des recettes pour le futur stade de 12 000 places. Cette tribune n’a toujours pas vu le jour, devenant la source des tensions entre le club et la municipalité. Selon nos informations, si l’appel n’est pas favorable, le Nissa Rugby ne devrait pas saisir le CNOSF.
L'avenir incertain
Contacté, Jean-Pierre Rivère n’avait pas répondu au moment de la publication de cet article. Le feuilleton administratif du Nissa Rugby semble loin d’être terminé, alors que les joueurs et le staff retiennent leur souffle avant la décision en appel.



