Trottinettes à Montpellier : contrôle au curvomètre place Albert-Ier
Trottinettes à Montpellier : contrôle au curvomètre

Ce mardi 22 septembre, dans l'après-midi, la police nationale a procédé à un contrôle systématique des trottinettes électriques place Albert-Ier à Montpellier. Chaque engin a été passé au curvomètre pour vérifier qu'il ne dépassait pas la puissance maximale autorisée. Une trottinette a été mesurée à 39 km/h en vitesse de pointe, soit largement au-dessus de la limite de 25 km/h, même en incluant la marge de tolérance. Son propriétaire a reçu une amende et devra impérativement faire brider son engin.

Un contrôle ciblé sur les trottinettes débridées

L'opération visait à s'assurer que la puissance des trottinettes n'avait pas été modifiée. Les forces de l'ordre ont également vérifié l'assurance des deux-roues, obligatoire pour ce type d'engin. Ce contrôle s'inscrit dans un contexte de pression accrue sur les pilotes de trottinettes, avec une multiplication des contrôles, une campagne d'affichage dans tout le département et un arrêté préfectoral rendant obligatoire le port du casque et du gilet réfléchissant.

Un bilan humain alarmant dans l'Hérault

Selon Marin Lassalle, directeur de cabinet de la préfète, « depuis 2024, dans l'Hérault, sept pilotes de trottinettes sont décédés dans des accidents de la circulation, dont trois depuis le début de l'année ». Il ajoute : « L'une de nos priorités aujourd'hui est de s'assurer que les personnes qui utilisent ces engins le font dans des conditions de sécurité adaptées. À commencer par leur homologation. C'est pourquoi nous vérifions à quelle vitesse maximale elles peuvent aller. Malheureusement, on voit de plus en plus régulièrement sur nos routes des trottinettes qui vont à 40, 50 km/h ».

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Nouvelles amendes à partir du 11 octobre

Le contrôle a également rappelé l'interdiction de circuler à trottinette électrique pour les moins de 14 ans et l'obligation d'assurer son engin. Concernant le casque et la chasuble réfléchissante, Marin Lassalle a souligné : « Se déplacer sans être visible est le premier risque d'être percuté. Le casque, lui, augmente les chances de survie. C'est un enjeu de sécurité routière ». Une phase de pédagogie est en cours jusqu'au 11 octobre. Au-delà de cette date, le non-port du gilet jaune sera passible d'une amende de 35 € et le non-port du casque d'une amende de 135 €.

Des usagers globalement en règle ce mardi

Lors de ce contrôle, la plupart des trottinettistes étaient assurés et en conformité avec la vitesse maximale. Une jeune fille a été mesurée à 31 km/h, encore dans la marge de tolérance. En revanche, lundi, lors d'un contrôle au même endroit, trois trottinettes sur six se sont révélées débridées. La police nationale et la police municipale, également équipée d'un curvomètre, vont réitérer ce type d'opération pour maintenir la vigilance.

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