Mobilisation pour les salaires : 70.000 policiers déployés
Mobilisation salaires : 70.000 policiers déployés

Quelque 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés ce jeudi à l'occasion de la journée de mobilisation nationale pour les salaires. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé mercredi soir ce dispositif, promettant « une réponse d'une extrême fermeté » aux éventuels « débordements ». Ce dispositif est identique à celui mis en place les 24 et 31 octobre.

Une journée qualifiée de « sensible » par le ministre

Le ministre de l'Intérieur a demandé aux préfets et responsables de sécurité de prévoir des « dispositifs robustes » pour cette journée qu'il qualifie de « sensible », selon un télégramme consulté mardi par l'AFP. Il préconise la mise en place de « dispositifs opérationnels robustes, agiles et réactifs », dotés d'effectifs de police et de gendarmerie renforcés.

Plus de 250 rassemblements sont attendus partout en France ce jeudi. Les syndicats appellent à la mobilisation pour les salaires, nouveau jalon d'un automne social houleux. Ce premier appel depuis la rentrée à concerner le secteur public et privé a vu se rallier les lycéens et étudiants, qui poursuivent leur mouvement débuté mi-septembre, les gilets jaunes, qui ont relancé les protestations contre la vie chère depuis trois samedis, mais aussi, entre autres, les agriculteurs de la Confédération paysanne.

La justice valide le parcours alternatif à Paris

Le tribunal administratif a validé mercredi soir le parcours alternatif proposé par la préfecture de police entre République et Nation concernant la manifestation pour les salaires et la jeunesse prévue ce jeudi à Paris. « La proposition d'un itinéraire alternatif entre les places de la République et de la Nation […] n'est ni inadaptée ni disproportionnée et ne porte pas davantage une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées », écrit le tribunal qui avait été saisi par les organisations syndicales.

Ces dernières contestaient l'arrêté de la préfecture de police interdisant partiellement le parcours dans le centre de Paris entre Bastille et Concorde qu'elles avaient souhaité. La journée de jeudi constitue un nouveau test pour le gouvernement alors que le mécontentement ne cesse de grandir contre la vie chère.