Les autorités ont commencé à dresser un premier bilan des manifestations du 31 octobre contre la vie chère. Selon les chiffres communiqués à 21 heures par le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police, 565 personnes ont été interpellées en France lors de cet acte III, et cinq membres des forces de l’ordre (quatre policiers et un gendarme) ont été blessés à Paris.
Un bilan contrasté selon les autorités
En début de soirée, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a relevé que « les cortèges (s’étaient) bien déroulés », malgré « la violence inouïe » de groupes de casseurs. S’exprimant lors d’une conférence de presse, il a mis en cause des groupes « d’ultragauche » qui ont pris à partie les forces de l’ordre.
À 21 heures, la préfecture de police de Paris a assuré que la situation était « calme dans l’agglomération parisienne ». Au total, a-t-elle ajouté, 5.745 contrôles ont été effectués et 79 personnes ont été interpellées, selon un bilan à la même heure. Au niveau national, le ministre de l’Intérieur avait auparavant annoncé en début de soirée 40.000 contrôles.
Un cocktail molotov qualifié de « tentative de meurtre »
Le ministre de l’Intérieur a qualifié « de tentative de meurtre » le lancement à Paris d’un cocktail molotov contre un gendarme mobile qui a été « simplement blessé léger ». Ce gendarme, a ajouté Laurent Nuñez, n’a « pas cessé son service ». Il a témoigné devant les chaînes d’information de la brûlure ressentie, de « la peau qui pique », de « la pluie » de projectiles divers jetés contre son unité par un groupe déterminé.
Entre 320.000 et 500.000 manifestants
Les manifestations ont rassemblé entre 320.000 personnes, dont 70.000 à Paris, selon les autorités, et 500.000 personnes, selon les organisateurs. Ces chiffres montrent l’ampleur de la mobilisation, tandis que les autorités poursuivent leurs contrôles et bilans après cet acte III.