Présidentielle 2027 : 67% des Français en colère après le 17 octobre
Présidentielle 2027 : 67% en colère après le 17 octobre

Selon un sondage Odoxa-Mascaret réalisé pour Public Sénat et la presse régionale, 67 % des Français éprouvent de la colère après les violences urbaines du week-end du 17 octobre, et 83 % jugent Emmanuel Macron mauvais président. Ce sentiment de colère abîme fortement la popularité du président à quelques mois de la fin de son mandat.

La colère des Français après le 17 octobre

Le week-end des 17 et 18 octobre a marqué les Français, tant par l'engouement général de la mobilisation que par les violences perpétrées dans les rues et envers les commerces. L'un des principaux enseignements du sondage est le sentiment de colère des Français à l'issue de ce week-end de violences urbaines. 67 % des sondés partagent cet avis. Ce ressentiment surpasse largement l'impuissance (19 %) et la peur (12 %).

L'intensité de cette colère varie fortement selon les sensibilités politiques. Elle atteint des sommets chez les sympathisants des Républicains (81 %), du Rassemblement National (80 %) et de Renaissance (72 %). À l'inverse, à gauche, si la colère reste présente, c'est davantage le sentiment d'impuissance qui se démarque, notamment pour les électeurs de La France Insoumise (42 % d'impuissance contre 43 % de colère).

Une colère qui abîme la popularité du président

Cette colère se répercute sur les personnalités politiques fortes du pays, notamment le président Emmanuel Macron et son Premier ministre Sébastien Lecornu. Le premier bat un nouveau record historique d'impopularité avec seulement 16 % des Français qui estiment qu'il est "un bon Président", contre 83 % qui le jugent mauvais. Cette impopularité se politise avec 97 % d'avis négatifs chez les électeurs RN, 90 % chez LFI, 87 % chez les Écologistes et 86 % chez Les Républicains. Pour les électeurs de Renaissance, Emmanuel Macron conserve 94 % d'avis positifs, indique le sondage.

Sébastien Lecornu, de son côté, rassemble très largement les sympathisants de la majorité présidentielle (86 % d'adhésion) et séduit une minorité de sympathisants de droite (41 % chez LR). En revanche, le rejet reste dominant à gauche (90 % chez LFI, 76 % chez les Écologistes) ainsi qu'au Rassemblement National (88 %). Le Premier ministre enregistre 25 % de popularité contre 73 % d'avis défavorables.

Distinction entre casseurs et manifestants

Enfin, les sondés font la part des choses concernant le mouvement des lycéens et étudiants et les casseurs. Une nette majorité (68 %) estime que le mouvement de revendication est "justifié". Cependant, le rejet des débordements prend le pas, puisque 63 % des Français souhaitent que le mouvement s'arrête après les vacances de la Toussaint.

Ce désir d'arrêt est particulièrement fort chez les sympathisants de la majorité présidentielle (87 %) et de la droite (86 % pour LR, 74 % pour le RN). À gauche, 86 % des électeurs Insoumis souhaitent que la mobilisation se poursuive, 42 % au PS, et 60 % chez les Écologistes. L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon de 1 005 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 21 et 22 octobre 2026. La représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l'interviewé après stratification par région et catégorie d'agglomération.