La grande famille du Stade piscénois est en deuil. Yvan Pérez vient de la quitter à 72 ans.
Yvan, c’est l’enfant du club tombé tout jeune dans la marmite du rugby. Au salon de coiffure de Félix, son père, il écoutait les anciens faire et refaire le match du dimanche. Aussi, dès qu’il a eu l’âge, il a rejoint l’école de rugby stadiste. Et l’amour du maillot violet ne l’a jamais quitté. Tour à tour joueur, entraîneur, dirigeant, il a toujours été là dans les moments de joie comme dans les plus difficiles.
Un soutien indéfectible pour le club
Le président Marc Llari se souvient : "Il était là quand je suis arrivé au club en 1972 et depuis on ne s’est jamais quittés. Nous avons joué côté à côte et quand je suis devenu président, il m’a soutenu et s’est engagé à la vice-présidence avec Jean-Claude Carayon, un autre de mes amis fidèles."
Homme de grand cœur, Yvan était aussi un excellent joueur. Il a débuté en troisième ligne mais c’est au poste de demi d’ouverture qu’il a inscrit le drop de la victoire (9-3) ouvrant les portes du Groupe B, le 3 mai 1981 face à Hyères.
Un modèle d'engagement
"C’était un modèle, un joueur exemplaire, témoigne Lolo Puech, coach de l’équipe cette année-là. Toujours le premier à l’entraînement, ne rechignant jamais à faire les efforts demandés. Toujours disponible. Il était polyvalent, je l’ai fait jouer à tous les postes. Il a accepté et il était bon. Il avait son caractère mais était toujours prêt à rendre service, sur un terrain comme dans la vie. Des comme lui, il n’y en a pas beaucoup."
Pierre Guiraud, qui fut son premier capitaine et entraîneur quand il est devenu senior, confirme : "Dévoué, c’est ainsi que je qualifierai Yvan. Aimant par-dessus tout le rugby et le Stade piscénois. Un amoureux inconditionnel du club, un modèle d’engagement. Pour lui, la formation des jeunes était essentielle. Il a été éducateur à l’école de rugby et dernièrement, il avait rejoint l’encadrement des juniors. C’est une perte pour le Stade."
Un passionné jusqu'au bout
Gagné par la maladie, il était de moins en moins présent autour du terrain. Mais au moindre regain d’énergie, on le retrouvait au stade municipal. Et s’il ne pouvait plus être présent physiquement, tous les dimanches soir il téléphonait à Marc Llari pour connaître les résultats et toujours il insistait : "L’avenir du club passe par la formation des jeunes."
Ses obsèques seront célébrées mercredi 1er juillet à 11 h 45 au Pech Bleu à Béziers.



